Ça y est, Djamila se lance en politique !

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Gentille, élégante, intelligente, jeune, la fille parfaite quoi ! Voici comment ses soutiens la qualifient. Djamila c’est la candidate des jeunes et des femmes, faire d’une pierre deux coups.

Rumeur ou réalité ? En tout cas dans les milieux bien introduits, l’information circule. Elle a été intronisée candidate tête de liste de la circonscription électorale de l’Oubritenga, à Ziniaré. C’est une cérémonie très sobre, à l’abri des curieux. Sous la protection de sa grande tante Antoinette Compaoré et en présence de Léonce Koné le président du directoire du CDP new look et de quelques bonzes du parti, sans oublier Salia Sanou, l’inconditionnel soutien de la famille Compaoré.

Oui vous avez bien entendu, l’élève Djamila veut être député. A défaut de la succession de papa, on l’oblige à suivre la voie de la petite Lepen en France. Ça au moins ce n’est pas contraire à la constitution.

Seule, ou entourée de ses soutiens, elle devra se faire une place dans cette jungle politique. Si elle réussit, elle montrera la voie à tous ces fils à papa, qui attendent que papa leur transmette le pouvoir. Battre le MPP, l’UPC dans le fief de son papa vomi par le peuple et chassé du pouvoir, est une revanche démocratique dont rêve la jeune Djamila. En tout cas, le CDP du plateau central a décidé de lui confier la direction du parti. La résidence paternelle sera transformée pour le temps de la campagne en siège du parti dont Djamila envisage déjà de changer le nom après le 11 octobre 2015.

Papa est parti, alors la fille prépare son retour. Après les législatives, elle sera également candidate pour la mairie de Ziniaré en 2016. Le rêve c’est de reconquérir le pouvoir à partir de Ziniaré. Une réunion a eu lieu dans ce sens à Abidjan en présence de Blaise Compaoré, Guillaume Soro, François Compaoré, l’ancien président du conseil général du plateau central et des partenaires saoudiens et qataries.

Outre le CDP, cette candidature sera soutenue par l’association des amis d’Imani Djamila Compaoré, une association qui a vu le jour en 2011. Une page facebook est d’ailleurs créée dans ce sens.

Imani, présidente de l’Assemblée nationale peut-on y lire. Cette nouvelle selon le sankariste Bénéwendé, montre que Blaise Compaoré préparait sa fille pour sa succession et si le peuple s’était couché, la modification de l’article 37 serait un boulevard présidentiel pour Djamila.

Sous la houlette de Chafi, l’inoxydable conseiller de Blaise, Djami est soumise à une préparation intense en technique de communication. Le Courrier international indique que du matériel de campagne a été commandé en Taiwan et est en cours d’acheminement au port d’Abidjan. Tout ça pour une campagne législative. Ha ba, Blaise, toi aussi, laisse ta fille se chercher déh !

Son parcours scolaire est encore long et elle est une courte échelle si jamais tu rêve de revenir aux affaires.

Oubliz ça et va te reposer au Qatar. 27 ans de règne , ça mérite un bon repos.

Non, on me chuchote que Kaf de transition envisage des poursuites contre lui, mais au Qatar, c’est la tranquillité, personne ne viendra le chercher là-bas.

Dans les QG des partis politiques, au lieu de fourbir les armes pour battre démocratiquement Djamila, les chefs de partis crient à la monarchisation du pouvoir. De quel pouvoir parlez-vous ? Blaise n’est plus au pouvoir et la voie est ouverte à tout Burkinabè.

Asseyez-vous, Dieu dans son immense bonté vous donnera le pouvoir, lui qui est contre le pouvoir des Compaoré.

Vivement un changement de mentalité. Le pouvoir se conquiert dans les urnes et si Djamila est élue elle l’aura mérité. Il est indéniable qu’elle a pu se hisser sur la première place grâce à son statut de fille de Blaise, mais rien n’est gagné, il faut affronter l’électorat et l’électorat de Ziniaré et de ses départements n’appartiennent à personne.

Restons dignes ! Le combat est inclusivement démocratique. Quelque soit ce que penseront les insurgés du 30 octobre, pardon le peuple qui s’est soulevé le 30 octobre, cette candidature montre que les choses ont changé. Avant, lorsqu’on perdait le pouvoir, on constituait une rébellion armée pour le reconquérir. Aujourd’hui, Djamila montre que la reconquête du pouvoir peut se passer dans les urnes.

Indiscutablement, le Burkina, après avoir réussi à chasser dans le calme et la sagesse son indéboulonnable président, est en train de montrer que les choses peuvent se passer autrement en Afrique.

Loin du pays, c’est Blaise Compaoré qui vous a servi ce bon poisson d’avril qu’il a pêché dans la lagune Ebrié.

Bon appétit, votre vieux Yelmighan

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Il y a 38 commentaires

  1. Je le reprends ? mon compte avec ta permission : ” Il vaut mieux bouffer tranquillement ce que ton p?re a pu voler pour toi . parce que l’histoire ne tol?re pas ceux qui ont trahi le peuple . un descendant de chat reste toujours un chat “.

  2. Il vaut mieux bouff? tranquillement ce que ton p?re a puis vol? pour toi . parce que l’histoire ne tol?re pas ce qui ont trahis le peuple . un descendant de chat reste toujours un chat

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