Déclaration du Premier ministre : Ce qu’en pensent quelques Ouagalais

Suite aux mouvements de revendications de ces derniers temps, le Premier ministre a fait une déclaration le 1er avril 2015. Dans ladite déclaration il s’est exprimé en ces termes : «  En tout état de cause, c’est avec fermeté et responsabilité qu’il s’opposera désormais à toute tentative de déstabilisation d’où qu’elle vienne ». Quelques Burkinabè, dans ce trottoir, donnent leurs avis.

Doli S. Marcel, ex employé de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (LIDHO)

« Moi je suis parfaitement d’accord »

DSC01452 Doli MarcelSi le premier ministre a fait des déclarations pour dire qu’il prendra des mesures fermes pour contrecarrer tout ce qui serait de nature à déstabiliser, moi je suis parfaitement d’accord.

Dans notre pays le Burkina Faso, il y a des choses dangereuses qui se passent et on ne voit pas les autorités réagir fermement.

Et donc, moi je me demandais si on est dirigé par les autorités de ce pays.

Qu’on laisse le gouvernement en place. (…) C’est pourquoi je veux intervenir pour dire que je suis parfaitement d’accord avec lui, mais qu’il prenne des décisions vraiment fermes et les appliquées comme il se doit ».

Kaboré Jean Jacques, étudiant au département d’études anglophones de l’université de Ouagadougou

« On peut aller en grève, mais en respectant les normes »

Je suis parfaitement d’accord avec le Premier ministre, parce depuis un temps il y a des mouvements, des grèves par-ci, par-là sans même respecter les règles. Et pourtant ces grèves contribuent à vraiment bouleverser l’économie, le quotidien de la population.DSC01460 kaboré Jean Jacques

Il a pris l’exemple de la grève des chauffeurs qui m’a même étonné parce qu’il n’y a pas eu de préavis de grève. C’est tout à coup qu’ils ont commencé à partir en grève. Et là je pense que cette manière de procéder ne respecte pas les normes. Je suis tout à fait d’accord lorsqu’il dit qu’il va prendre des mesures.

Lorsque des gens vont aller en grève sans tenir compte des normes, moi je pense qu’il faut vraiment prendre des mesures adéquates. Si on laisse, on risque à un certain moment d’assister vraiment à l’anarchie. Je suis d’accord avec le Premier le premier ministre.

On peut aller en grève, mais en respectant les normes. En ce moment, il n’y a pas de problème.

Sebgo Zacharie

« On ne sait pas ce qu’il y a derrière certaines actions »

Moi, j’ai suivi comme tout le monde la déclaration de son excellence M. le Premier ministre. Je suis d’avis effectivement que toutes les mesures soient prises pour que la transition ne soit pas perturbée, parce nous espérons que tout se passe bien et qu’il y ait désormais un gouvernement tel que souhaité par le peuple burkinabè.

Qu’on puisse avancer vraiment avec des mesures qu’il faut. Les mesures qui conviennent. Je ne sais pas quel type de mesures il souhaiterait prendre, mais il est normal que les bonnes mesures soient prises afin que n’importe qui ne lève et casse tout, il arrête tout. On ne sait pas ce qu’il y a derrière certaines actions.

C’est toujours ce qu’on craint. Maintenant, malheureusement c’est de plusieurs côtés : on voit que c’est du côté des transporteurs comme il met en relief. On le voit également d’un autre côté tel que le domaine militaire.

Ce sont des évènements comme ceux-ci qu’on ne souhaiterait pas avant que les choses se calment afin qu’on puisse aller aux élections. On demande vraiment à chaque Burkinabè d’y penser mais si les gens ne veulent pas suivre on demande à ce que les choses aillent dans le sens du rôle qu’on a donné à la transition.

Barry Safiatou, interprète de conférence

« On souhaite qu’il se manifeste chaque fois que les choses vont de travers »

J’ai suivi la déclaration du Premier ministre et je pense qu’elle est la bienvenue. Il était temps de remettre un peu d’ordre. La population commençait à souffrir de tous ces mouvements d’humeur. On peut revendiquer mais il faut penser à la population.

Il ne faut pas prendre la population en otage dans ces revendications. Et je pense que la déclaration du Premier ministre va remettre un peu d’ordre. Il était temps. On ne savait plus à quel saint se vouer. On se sentait perdu.

On se disait que font les autorités. Et maintenant, on sent que le pays est gouverné. Cela nous rassure et on souhaite qu’il se manifeste chaque fois que les choses vont de travers, qu’il réaffirme l’autorité de l’Etat tout en écoutant les revendications.

On n’a pas dit aussi de fermer les yeux face aux revendications. Il faut écouter les uns et les autres et faire ce qu’on peut pour les soulager. C’est ce que j’avais à dire.

Kaboré Absèta, étudiante en lettres modernes à l’Université de Ouagadougou 

« Ce n’est pas facile une transition »

Sincèrement, j’ai apprécié les propos du Premier ministre. Je trouve que c’est vraiment important et nécessaire de pouvoir prendre des actions nécessaires pour stabiliser la transition. De nos jours on remarque qu’il y a trop de revendications. Certes, il y a des revendications qui sont nécessaires mais il y en a qui sont de trop.

DSC01463 Kaboré AbsètaC’est mieux vraiment de prendre des mesures sinon à l’allure où nous allons, nous risquons de perturber notre transition et puis cela ne va pas être du tout bien pour notre pays.

Et donc, j’approuve vraiment ce que le Premier ministre a dit.

Je l’invite vraiment au travail pour trouver ces mesures-là afin de limiter les revendications des uns et des autres.

C’est inviter également ces gens qui revendiquent à mettre un peu d’eau dans leur vin. Ce n’est pas facile une transition.

Il faut essayer de comprendre et d’accompagner les dirigeants de la transition pour que tout se déroule bien, et ne pas leur mettre la pression. Il y a la pression liée aux prochaines élections et donc s’il faut en rajouter, je ne pense pas qu’ils puissent s’en sortir.

Propos recueillis par Oui Koueta (Stagiaire)

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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11 commentaires

  1. Quelque soit la pertinence de nos pr?occupations, nous devons reconnaitre les limites de nos autorit?s actuelles qui se surpassent pour plaire aux diff?rentes couches de notre soci?t?. Cultivons la paix, pronons la paix autoru de nous et posons des actes de paix

  2. Je suis d’accord avec le PM. On ne peut rien construire dans la pagaille. Il faut une tr?ve durant cette transition. Et puis tout ce que vous d?noncez l? c’est pas le gouvernement de transition qui en est responsable.

  3. Patrice Zonou, les types de greves que vous decrivez n’ont pas commenc? sous la transition mais depuis l’affaire NZ. Les eleves, etudiants et memes des salari?s s’adonnaient ? ce jeu et personne ne criait au complot. On enregistrait des coupures de salaire pour fait de greve, des ann?es blanches ou invalid?es pour eleves et etudiants, etc.

  4. Andy Diatta, si je comprend bien la Transition peut valser les cadres, enlever ceux/celle qu’elle ne supporte pas ou pense etre des oblig?s de l’ancien systeme, etc. mais se preoccuper du bien etre des populations n’est pas son « travail »! Interessant, au moins c’est clair maintenant et tout le monde est situ? :-)

  5. j croi k por abatr larbr il fo vr?ma atak? la racine monsieur le 1er ministre.croy? vs k l? gens gr?v por l plaisir d leurs corps?.j pense k la gr?v d? chofeur ? du a un sa n vapa voir une injustice entr l? bosses ?t eux.pens? vs kil vs travaill? selma pask sil gr?v sava pl?r a x ou a y.si s? l cas k x ou y se l?v por resoudr leurs pobl?ms.j croix k s? la k PM dev? commencer

  6. j croi k por abatr larbr il fo vr?ma atak? la racine monsieur le 1er ministre.croy? vs k l? gens gr?v por l plaisir d leurs corps?.j pense k la gr?v d? chofeur ? du a un sa n vapa voir une injustice entr l? bosses ?t eux.pens? vs kil vs travaill? selma pask sil gr?v sava pl?r a x ou a y.si s? l cas k x ou y se l?v por resoudr leurs pobl?ms.j croix k s? la k PM dev? commencer

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