La Suisse vient à l’aide de la transition et des exploitations agricoles familiales

Le processus de transition en cours  au Burkina a besoin de soutien. La Coopération Suisse, à l’instar de plusieurs autres partenaires techniques et financiers, a pris l’engagement de l’accompagner, notamment à travers un appui au processus électoral et à la stratégie de riposte contre la grippe aviaire. Mais ce n’est pas tout. Elle a également débloqué 9 milliards de F CFA au profit des exploitations agricoles familiales.

La Suisse accompagnera le processus de la transition au Burkina. Son directeur, Jean Bernard Dubois, a dévoilé au cours d’une conférence de presse ce 3 avril 2015, a indiqué que la coopération compte apporter un appui d’environ 5 millions de francs suisses au processus électoral en cours.

Contre la grippe aviaire. Pour lui, cette transition a ouvert « une fenêtre d’espoir » pour les Burkinabè et la coopération suisse entend poser des « actes tangibles ».

 A ce propos, la Suisse accompagnera le Burkina dans son plan de riposte contre la Grippe Aviaire, a indiqué Salifou Saré, collaborateur de Jean Bernard Dubois. Sa contribution, ajoute-t-il, se fera à travers l’action globale des partenaires du Burkina.

Deux programmes. Fait également partie des actions de la Coopération, cette signature de convention de deux programmes entre le Burkina et la Suisse d’une valeur totale de 9 milliards de F CFA, tous dédiés à l’agriculture, particulièrement à l’appui aux exploitations familiales.

La coopération suisse veut venir en aide directement aux populations ©Burkina24
La coopération suisse veut venir en aide directement aux populations ©Burkina24

Le premier, le programme d’appui à la modernisation des exploitations agro-pastorales familiales au Burkina Faso (PAMEFA), explique Jean Bernard Dubois, se focalise sur la modernisation des systèmes de production.

Adressé aux régions du Nord, du Centre-ouest et du Sahel, le PAMEFA se basera sur la production maraichère, la production rizicole, la promotion de l’utilisation des intrants agricoles au niveau national et le plaidoyer des organisations paysannes en faveur de l’agriculture familiale au niveau national. Il est prévu pour 3 ans (2015-2017) avec un budget de 5,4 milliards de F CFA.

Le second, le programme de Valorisation du potentiel agro-pastoral dans l’est du Burkina Faso (VALPAPE), quant à lui, prévu pour une durée de 4 ans (2015-2018), il concernera l’aménagement de sites de production, la promotion d’innovations dans la production, l’amélioration de la transformation, du stockage et la commercialisation des produits agro-sylvo-pastoraux. Son budget est d’environ 3,5 milliards de F CFA.

Prendre en compte les populations. Jean Bernard Dubois a indiqué que ces programmes sont alignés sur les politiques du gouvernement burkinabè et prennent en compte les intérêts exprimés par les producteurs eux-mêmes. A ce propos, il a insisté sur le vœu de la Coopération que ces programmes bénéficient directement aux populations concernées.

La Coopération suisse a en projets d’autres programmes, notamment un appui à la filière mangue et aux crédits d’investissements.

Présente au Burkina depuis 1974, la Coopération suisse opère dans les domaines, entre autres, de l’éducation de base, de la formation professionnelle, de la décentralisation, de la participation citoyenne et l’aide au budget de l’Etat.



Abdou ZOURE

Abdou Zouré, journaliste à Burkina24 de 2011 à 2021. Rédacteur en chef de Burkina24 de 2014 à 2021.

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9 commentaires

  1. Si ce partenariat est effectif attrndons nous ? payer un lourd tribut… Qu? on arrete de se payer notr t?te on s? est tous maintement comment ?a se passe… Ce qui est terrible dans l? affaire c? est que c? est toujours les pauvres et honnetes citoyens qui subissent les effets nefastes de ces soit disant accord salvatrice…

  2. n importe quoi ! le Burkina n a pas besoin de la suise pour lutter contre cette gripe aviaire qui n a jamais tuer personne en Afrique . alors qu Est-ce qu ils veulent nous vendre ces profiteurs de merde ?

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