«Le don de l’Afrique au monde» de la préhistoire au monde contemporain

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L’exposition sous le thème « Le don de l’Afrique au monde » à l’institut Imagine, à Ouagadougou, est une redéfinition d’une première exposition à succès qui a eu lieu en Europe, en Grenoble par des scientifiques, des chercheurs, des muséologues, des égyptologues, entre autres, qui  eux l’avaient intitulée «Ce que nous devons à l’Afrique”. L’ambition est de communiquer des connaissances à la fois historique, anthropologique, culturelle scientifique à la jeunesse africaine.

L’exposition « Le don de l’Afrique au monde » se veut une tentative de résumer l’histoire de l’Afrique,  à partir de toiles illustratives, de photographies, d’objets d’art africain et de moulages de pièces archéologiques. Elle présente un panorama de l’Histoire de l’Afrique, du berceau de l’humanité aux enjeux contemporains en passant par les différents Empires africains, la traite négrière et l’épreuve coloniale.

Elle vient comme pour ainsi nier la théorie selon laquelle « l’Afrique n’a pas d’histoire ». L’Afrique a été productrice de savoir scientifique culturel, «elle a été capable d’inventer une des plus grande civilisations qui n’est jamais existé au monde, la civilisation égyptienne qui continue d’influencer le monde », dit Gaston Kaboré, directeur de l’institut Imagine.

Le papyrus en Egypte, les manuscrits de Tombouctou, La charte du Mandé qui date de 1236 contenant des pensées politiques, philosophiques qui ont inspiré la déclaration des droits humains, témoignent de l’avancée des connaissances de l’Afrique par rapport au reste du monde.

Tête de la Reine Tiyi, épouse du Roi Amenhotep II vers 1386-vers 1349 av.JC, conservé au Neues Museum de Berlin en Allemagne
Tête de la Reine Tiyi, épouse du Roi Amenhotep II vers 1386-vers 1349 av.JC, conservé au Neues Museum de Berlin en Allemagne

L’institut Imagine, outre ses activités de formation, veut redonner des connaissances historiques, scientifiques aux jeunes Africains, «ce qu’ils sont, d’où ils viennent et quelles sont toutes les dynamiques qui ont traversé ce continent».

« Ce n’est que de cette manière qu’ils vont reprendre l’initiative de la construction de leur destin», fait comprendre le directeur de Imagine.

 Il poursuit en disant  que «les jeunes ont tendance à penser que c’est presqu’un malheur d’être né en Afrique parce qu’ils ne connaissent pas ce que l’Afrique a apporté».

L’Afrique a connu des traumatismes graves, reconnait-il, “cela ne peut servir d’alibi pour que nous arrêtions nous-mêmes de nous réinventer”.

Toile illustrative du début des indépendances en Afrique
Toile illustrative du début des indépendances en Afrique

« Quels sont les peuples qui n’ont pas connu de hauts et des bas à un moment de leur histoire ? », s’interroge-t-il.

L’exposition a été rendue possible grâce à un partenariat avec le musée Dauphinois en Grenoble. Elle pourrait se délocaliser  dans les autres villes du Burkina et est ouverte à tout public.

Reveline SOME

Burkina24

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