Crash du vol d’Air Algérie : Les causes dévoilées

595 0

Neuf mois après le crash de l’avion d’Air Algérie au Mali survenu en juillet 2014, l’enquête conduite par le Bureau d’enquêtes et analyses (BEA) pointe du doigt une erreur humaine. Ainsi, les pilotes n’auraient pas activé le dégivrage des capteurs au niveau des moteurs. Une manœuvre pourtant obligatoire en cas d’intempéries et son non-exécution serait la conséquence majeure qui a conduit au dysfonctionnement de certains capteurs, selon le Bureau d’enquêtes et analyses (BEA), a rapporté TF1.

Dans un communiqué publié sur son site et relayé par la TF1, le Bureau d’enquêtes et d’analyses livre les premiers éléments de l’enquête indiquant que l’avion, un McDonnel Douglas 83, « a atteint “sans événement significatif” son altitude de croisière de 9.500 mètres. Mais deux minutes plus tard environ, la valeur du “paramètre principal de conduite des moteurs” (EPR) est devenue “erronée sur le moteur droit puis environ 55 secondes plus tard sur le moteur gauche”.

“Ceci est vraisemblablement le résultat du givrage des capteurs de pression situés sur le cône de nez des moteurs”, indiquent les enquêteurs.

Des informations erronées ont donc été transmises par le capteur avec pour conséquence de “limiter la poussée délivrée par les moteurs”, et donc ralentir la vitesse de l’avion, jusqu’à provoquer son décrochage.

“Les paramètres enregistrés indiquent qu’il n’y a pas eu de manœuvre de récupération du décrochage réalisée par l’équipage”, lit-on par la suite dans le communiqué.

Le BEA publiera en décembre prochain son rapport final sur ce crash quia causé la mort de 116 morts personnes.

Notons que le vol AH5017 d’Air Algérie, reliait Ouagadougou à Alger et s’était écrasé dans le nord du Mali moins d’une heure après son décollage, plongeant de nombreuses familles dans le deuil.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : Tf1



Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *