Saidou Richard Traoré : « Mon rêve, c’est de voir Seydoni devenir comme Sony Music »

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Né à Sifalasso en 1952, Saidou Richard Traoré, est le Président Directeur Général de Seydoni S.A, la première entreprise de musique installée au Burkina. Économiste de formation, il a depuis son jeune âge eu une passion pour la musique. En effet depuis le collège Tounouma de Bobo-Dioulasso où il a fréquenté, il animait les soirées de l’école, étant chef scout. Puis à l’Université de Ouagadougou, il inventait un style de danse appelé le « negawara ». Portrait.


Richard Traoré ressuscite le Negawara

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Son parcours

Après des années partagées entre la musique et ses études à l’ESEC (école supérieure de science économique), il prit l’avion pour les Etats-Unis où il obtient le MBA (un Master en Business Administration).

En 1982, il décide de rentrer dans son pays, le Burkina Faso. Il trouve un poste à l’USAID comme expert du secteur privé, puis à la banque mondiale en 1985, à la mission résidente comme conseiller économique puis représentant résident par intérim.

En 1987, il décide de prendre une disponibilité pour rejoindre son épouse en Suède. Là, il s’inscrit en doctorat et enseigne le  marketing international et le management à l’université.

En suède à part l’enseignement, il  crée une structure de négoce CDT international, qui faisait du poisson congelé et du lait en poudre. C’est à partir de ce négoce qu’il arrive à investir le premier milliard cent mille francs pour créer le studio Seydoni, en 1999.

Seydoni production est pour lui une manière de se reconvertir dans sa passion abandonnée en cours de chemin car n’étant pas conciliable avec les hautes fonctions occupées.

L’historique de seydoni

La naissance de Seydoni est une suite logique de l’engagement d’un homme pour sa passion de la musique.

Il a ainsi permis au groupe «Djamana percussion», d’abord que celui-ci puisse se former avec à la tête son ami et compagnon de musique Abdoulaye Cissé. Il accueillit ensuite le groupe en Suède pour une tournée qui va déboucher sur la production d’un album en 1995. C’est le premier acte majeur.

S’en suit une étude qu’il commande sur la musique burkinabè avec des étudiants suédois et des experts burkinabè. A côté il organise des spectacles. En 1997, il lance le concours national de musique moderne dont le lauréat fut feu Salaka Vins, qui à l’occasion séjourne en Suède et enregistre son album produit par le biais de son usine, CDT international dont le démembrement de la musique  projetait la création de Seydoni au Burkina.

En 1999, l’usine de Seydoni à Ouagadougou fut mise en place avec une major tout à fait complète avec une unité vidéo et unité de duplication de cassette et de CD. La toute première cassette qui en sort est l’album «Douatou» de Bill Aka Kora puis Solo Dja Kabaco, Rigobert Kaboré.

Près de 500 artistes vont avoir la chance de voir le jour. Il donne ainsi la chance au marché de disque d’exister. Seydoni donne une chance à Solo qui devient le tout premier musicien salarié.

L’entreprise connut une cure d’amaigrissement pendant  la crise située entre 2006 et 2011. Aujourd’hui à l’ère du numérique, les clés USB, MP3, MP4 et la vente en ligne, elle fait face au niveau défi de la musique en s’armant en conséquence.

Après 20 ans d’existence  avec un catalogue de plus de 1000 artistes produits, Saidou Richard Traoré, le PDG, père de quatre enfants et aujourd’hui à la retraite n’a qu’un seul rêve : celui de voir Seydoni dépasser les frontières de l’Afrique et accueillir au capital l’Etat et d’autres privés à l’instar des sociétés comme Universalis aux USA et Sony music.

Seydoni, c’est aujourd’hui plusieurs départements, le studio audio, studio vidéo, la production des documentaires télévisuels, des reportages et une unité de sonorisation.

Reveline SOME

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