Kenya: le fils d’un responsable local parmi les assaillants de la recente attaque

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Son père est un responsable de circonscription du comité de Madera, et avait signalé sa disparition aux autorités en disant qu’il pensait que son fils s’était rendu en Somalie.

Selon la Voa, les autorités kenyannes ont identifié l’un des quatre militants armés d’al-Shabaab ayant massacré 147 personnes à l’université de Garissa comme étant un jeune Kenyan d’ethnie somali, fils d’un fonctionnaire local.

Mwenda Njoka, un porte-parole ministère de l’Intérieur, a déclaré dimanche qu’Abdirahim Abdullahi figurait parmi les quatre kamikazes tués à Garissa.

Auparavant, son père, un responsable de circonscription du comté de Madera, avait signalé sa disparition aux autorités en disant qu’il pensait que son fils s’était rendu en Somalie. A en croire les derniers évènements, ses doutes ont été confirmés.

Abdullahi « était diplômé de la faculté de droit de Nairobi et décrit par quelqu’un qui le connait bien comme un futur brillant juriste », a rappelé M. Mwenda Njoka.

La réponse des forces spéciales lors de l’attaque du jeudi dernier a été décriée par les journalistes, entre autres, l’AFP qui a estimé qu’il a fallu au moins sept heures à ces forces pour arriver par avion sur les lieux du massacre à partir de Nairobi, tandis que des journalistes qui ont conduit sur la même distance de 365 kilomètres seraient arrivés à Garissa avant que les forces spéciales n’y arrivent.

Avec une population d’environ 83% de chrétiens, le Kenya craint des représailles au détriment de la partie musulmane.

Il a décrété une période de deuil de trois jours, appelant les Kenyans à protéger « la paix et la stabilité » de la nation, tout en affirmant sa conviction que «l’islam est une religion de paix et de tolérance. »

Le massacre de jeudi à l’université de Garissa était l’attaque terroriste la plus meurtrière au Kenya depuis l’attentat d’Al-Qaïda contre l’ambassade américaine à Nairobi en 1998. Cette attaque a tué plus de 200 personnes, la plupart d’entre eux Kenyans.

Kouamé l.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : VOA



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