Révision du code électoral : “La loi doit être impersonnelle”, selon le Mouvement soyons sérieux

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Ceci est une contribution du Mouvement Soyons Sérieux au débat sur la révision du Code électoral.

Ce qui était considéré comme une rumeur tend à devenir une réalité en ce qui concerne l’exclusion de certains acteurs de la vie politique ; en l’occurrence les anciens dignitaires du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) y compris ses alliés du Front républicain et de l’ADF/RDA ainsi que les militaires.

 En effet, les autorités de la transition semblent avoir pris la décision d’exclure des élections à venir au Burkina Faso une composante de la classe politique, donc une partie du peuple. Elles passeront donc bientôt de la parole à l’acte.

 A ce titre, un projet de loi fera l’objet d’une adoption par les membres du Conseil National de la Transition (CNT) lors d’une session prévue pour le mardi 7 avril 2015. De l’avis du Mouvement cette loi d’exclusion regorge en elle même les germes de discorde, de division et de troubles à l’ordre public.

Elle est une dérive des autorités en ce sens qu’elle viole plusieurs dispositions de la constitution ainsi que la Charte de la transition. Par ailleurs, ladite loi dans son esprit et sa lettre servirait les intérêts d’un groupuscule d’activistes politico sociétal dont la seule ambition est d’écarter des candidats gênant. Or la loi doit être impersonnelle

C’est pourquoi, le MSS en appelle au sens de responsabilité et de discernement du Gouvernement pour le retrait pur et simple de la loi. A défaut, le MSS se donnera les moyens pour engager une bataille légale, démocratique et républicaine contre ladite loi. Par ailleurs, il tiendra le gouvernement pour responsable en cas de détérioration du climat sociopolitique.

Nous attirons également l’attention du Président du CNT de savoir raison garder car l’intérêt supérieur de la Nation passe avant tout devant ceux de sa personne. Le Mouvement voudrait souligner que l’institution CNT ne saurait être un moyen pour des individus tapis dans l’ombre pour assouvir leur soif de vengeance et de se vider de sa haine contre les anciens dignitaires du parti déchu.

Aux conseillers membres du CNT, le MSS les invite à ne pas être complices de cette ignoble forfaiture à la démocratie et à l’Etat de droit.

A la communauté internationale, au Groupe International de Suivi et d’Accompagnement de la Transition (GISAT), le Mouvement les prend à témoin sur les violations en cours des fondamentaux de la démocratie et de la législation électorale par le CNT avec la bénédiction du Premier ministre et du Président du Faso.

Nous les demandons de réagir car c’est au nom de l’inclusion qu’elle a accepté d’accompagner la transition et de financer les élections d’octobre prochain. Ceci est une violation aux principes fondamentaux de la démocratie. Nul besoin de rappeler que notre constitution (loi suprême), garantit la participation de tout Burkinabé aux élections.

A tous les Burkinabè, patriotes, démocrates et républicain sachons garder raison pour éviter les dérives, car tous nous venons d’une même mère que nous aimons tant, notre patrie, le Faso. La démocratie pour laquelle nous nous battons tous voudrait que «  Même si je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire ». Tous ont le droit de prendre part à ces élections, c’est au PEUPLE souverain du Burkina Faso d’en décider.

Ni ingérence, ni indifférence pour un Burkina Faso meilleur !

Pour le MSS

Le Coordonnateur National

Sâga Frédéric ZOUNGRANA



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