Burkina : Les administrateurs civils s’intéressent à la restauration de l’autorité de l’Etat

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Conformément à son objectif de contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat,  l’Union nationale des administrateurs civils du Burkina Faso (UNABF) a organisé une conférence de presse ce jeudi 16 avril 2015 au Centre national de presse Norbert ZONGO à Ouagadougou. Elle a eu pour thème  « Burkina Faso : restaurer l’autorité de l’Etat ».

Animer par l’esprit de participation citoyenne, les membres de l’Union nationale des administrateurs civils du Burkina Faso (UNABF) a décidé de livrer sa lecture en matière de restauration de l’autorité de l’Etat au Burkina Faso. A cet effet, elle a élaboré  un rapport de diagnostic sous le thème « rôle de l’administrateur civil et restauration de l’autorité de l’Etat : état des lieux et perspectives ».

Dans ce rapport, il est question de faire savoir à la presse  que l’autorité de l’Etat repose sur certaines conditions. Il faut énumérer parmi tant d’autres l’existence d’un dispositif institutionnel efficace, une justice crédible et impartiale et une administration civile républicaine.

En outre, elle suppose de la part des citoyens une reconnaissance et obéissance aux règles établies mais aussi aux personnes investies de la charge de l’autorité (président de la république, le Premier ministre, les membres du gouvernement, les juges, les ambassadeurs et les représentants de l’Etat).

Selon le président de l’UNABF Hamidou Dipama, cela n’est pas le cas du fait qu’« on note diverses atteintes à l’autorité de l’Etat, non seulement de la part de l’Etat lui-même à travers souvent le non respect de certaines dispositions, mais également de la part des citoyens à travers des actes de défiance et de remise en cause de l’autorité ». C’est ainsi que certains citoyens sont auteurs d’actes d’auto-justice, d’agression parfois des autorités.

Face à ces atteintes qui peuvent avoir des répercussions négatives sur le fonctionnement de l’Etat et les élections. L’UNABF appelle l’Etat à prendre des mesures pressantes.

D’abord, le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, de l’administration civile, rendre accessible et indépendante la justice. Ensuite, renforcer les capacités organisationnelles et opérationnelles de l’administration territoriale.

Enfin, la professionnalisation et la dépolitisation de l’administration territoriale en votant une loi interdisant les gouverneurs, hauts commissaires et préfets de se porter candidats à une élection  et de battre campagne pour un parti politique.

Par ailleurs, l’UNABF a invité  le ministre en charge de la fonction publique au respect des dispositions régissant l’organisation des concours professionnels des administrateurs civils, secrétaires administratifs et adjoint administratifs.

En rappel, l’Union nationale des administrateurs civils du Burkina Faso (UNABF) a été créée le 26 avril 2014 en assemblée générale.

Benié APPIA (Stagiaire)



Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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