Le deuxième Forum du CADRe pour une relève politique au Burkina

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Après celui de juin 2011, le 2e forum du Cadre de réflexion et d’action et démocratiques (CADRe) s’est tenu sous le thème ‘’Quelle relève politique dans un Burkina post insurrectionnel ?’’, ce samedi 18 avril 2015. Les participants ont souligné la nécessité du renouvellement générationnel et idéologique de la classe politique à travers l’implication des jeunes. La situation de la transition a également été abordée.

De l’avis d’Hippolyte Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe tous les ingrédients sont réunis pour l’éclatement d’une crise profonde au Burkina. Cette dans cette optique que la journée du samedi 18 avril 2015 a été choisie par les organisateurs du 2e forum.

L’objectif, c’est de mener des réflexions dans les meilleurs délais et faire des propositions à la classe politique, aux organisations de la société civile et particulièrement aux dirigeants actuels afin de «mener à bon port la transition».

Respecter les délais. Les participants à ce propos « ont appelé à la vigilance et à la mobilisation pour une transition impartiale et réussie » face aux « tentatives de sabotage ». Ils ont formulé à l’endroit des autorités de la transition, au respect lettre et l’esprit de la Charte de la transition, au respect des règles dans les procédures d’arrestations, l’engagement de la reddition des comptes, le respect des délais de la transition et la tenue d’élections crédibles.

Relève politique. Réfléchir certes, mais «poser à jamais les jalons d’un vrai processus démocratique» pour aboutir à un véritable Etat de droit dans notre pays s’avère nécessaire selon le secrétaire exécutif national du CADRe. «La succession réelle de Blaise Compaoré demeure une équation à multiple inconnues», déclare Hippolyte Domboué.

Hippolyte Domboué, Secrétaire exécutif du CADRe © Lefaso.net
Hippolyte Domboué, Secrétaire exécutif du CADRe © Lefaso.net

Et le choix du thème ‘’Quelle relève politique dans un Burkina post insurrectionnel’’ de ce deuxième forum s’inscrit justement dans cette même lancée.

Les participants ont fait le constat que la jeunesse a toujours été instrumentalisée par une classe politique qui a accédé à la sphère politique depuis les années 80, sans prendre le soin de l’impliquer suffisamment dans les sphères de décision.

Ils ont sur ce point lancé un appel aux partis politiques à créer des cadres pour le renforcement des capacités des jeunes en politique en vue de leur implication et d’un renouvellement « générationnel et idéologique » de la classe politique burkinabè. Ceci dans l’optique de prendre en compte les aspirations de la jeunesse dans les priorités politiques.

« La relève par la rupture ». Présent à l’ouverture du forum, le Pr Etienne Traoré, homme politique et enseignant à l’Université, a mené une communication autour de la question de la relève politique du pays. Au début de son intervention, il a apprécié le fait que la jeunesse soit «restée la conscience éveillée par rapport à la conduite des affaires publiques». Revenant sur le thème du forum, le Professeur n’est pas allé par quatre chemins. Selon lui, «la nécessité d’une rupture» s’impose.

Pour Etienne Traoré, « la relève par la rupture » qui suppose rompre avec les pratiques de l’ancien régime et veiller à ce que tous ceux qui ont grandi avec ces pratiques ne soient pas enclins à continuer dans le même sens.

Oui Koueta (stagiaire)

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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