Burkina : Une semaine d’activités pour pousser les acteurs de l’éducation à l’action

L’éducation est au cœur des activités de la Coalition nationale pour l’éducation pour tous au Burkina Faso (CN-EPT/BF). Avec ses partenaires, elle organise la Semaine Mondiale d’Action pour l’éducation (SMA) du 27 avril au 7 mai 2015. Des actions seront entreprises en faveur de l’éducation. C’est ce que les responsables de la Coalition ont fait savoir au cours d’une conférence de presse ce lundi 27 avril 2015.

Du message de lancement de la SMA 2015, il ressort que les « promesses n’ont pas été tenues » en matière d’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Le thème du SMA 2015 est « le droit à une éducation de qualité pour tous de 2015 à 2030 ».

Défenseurs de l’éducation

A l’approche de l’échéance, les Seychelles sont le seul pays qui pourra atteindre les objectifs de l’éducation pour tous tel que souhaités par les OMD. Des pays comme le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, l’Angola, l’Erythrée, Djibouti et la République Centrafricaine sont toujours à la traine avec un taux de réalisations inférieur à 50%.

Il est à noter que le Burkina consacre en tout 16% où la communauté internationale admet une marge de 20% du budget ou 6% du PIB comme raisonnable.

C’est justement pour y remédier que la Coalition se pose en « défenseur de l’éducation » en rendant publics sans attendre les enseignements de ce qui a fonctionné ou non, en demandant des comptes aux responsables politiques et exiger que les promesses soient honorées.

Mise en cause du continuum

« Pour nous, une éducation de qualité pour tous est à distinguer du continuum », a déclaré Samuel Dembélé, président du conseil d’administration de la Coalition. Il dit en outre avoir constaté que la mise en place du continuum piétine et que les initiateurs reconnaissent qu’il y a problème, d’où la nécessité d’attirer l’attention de tous les acteurs du domaine de l’éducation.

Tout au long de la SMA 2015, il s’agira pour la coalition «  d’adopter des politiques cohérentes aux antipodes de la mise en œuvre hasardeuse du continuum et du système LMD et de faire en sorte que l’éducation soit véritablement considérée comme un droit fondamental de l’être humain et qu’elle occupe son rang de priorité nationale ».

Et Ilboudo Omar, membre du conseil d’administration d’ajouter que «  l’enfant est le bien le plus précieux dans la vie d’un homme. Et ne pas pouvoir l’éduquer, c’est courir à sa propre ruine ».

Oui Koueta (stagiaire)

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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