Le RAD parle de démocratie à Bassinko

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Le Réseau d’action pour la démocratie (RAD), organisation de la société civile burkinabè, a débuté une série d’activités de sensibilisation sur la démocratie au Burkina. La première de cette série a eu lieu à Bassinko, dans l’arrondissement 8 de Ouagadougou, où le député au CNT (Conseil national de transition), Casimir Sawadogo, président du Réseau, a parlé code électoral et élections dans l’après-midi du 3 mai 2015.

C’est aux abords d’un marché de Bassinko, dans l’arrondissement 8, cet après-midi du 3 mai 2015 que les membres du RAD ont rencontré des habitants de cette localité pour leur parler de démocratie.

Femmes, hommes, enfants et notabilités ont prêté une oreille aux différentes interventions qui ont eu lieu sur des questions de démocratie, sous le soleil déclinant du mois de mai.

Le code électoral expliqué. Question d’actualité, la loi modificative du code électoral a été expliquée en français par le député Casimir Sawadogo, par ailleurs président du RAD. Traduit ensuite en mooré, l’éclairage du député a porté sur les  innovations du Code électoral. Notamment la possibilité pour n’importe quel habitant de Bassinko de prétendre à la députation ou au conseil municipal sans avoir à passer forcément par un parti politique.

Casimir Sawadogo a également mis le doigt sur les nouvelles causes d’inéligibilité aux élections, notamment sur la question des personnes qui ont soutenu la modification de l’article 37. Sur ce point, quelques personnes parmi les interlocuteurs des visiteurs ont posé des questions sur l’étendue du champ d’application de cette loi.

L’info aux zones rurales. Autant de raisons qui fortifient la conviction des membres du RAD de la nécessité de ces activités de sensibilisation dans les localités situées loin des centres urbains.  « C’est une population qui n’a pas véritablement accès à l’information », dira plus tard, en effet, Casimir Sawadogo.

Le chef de Bassinko, à côté du président du RAD, estime que les choses ne seront plus comme avant  © Burkina24
Le chef de Bassinko, à côté du président du RAD, estime que les choses ne seront plus comme avant © Burkina24

Ce ne sera pas la dernière activité du Réseau, assure-t-il, précisant que le RAD sera présent dans les périphéries de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso pour inciter les populations à s’enrôler lorsque le tour de ces zones arrivera. Le 11 octobre également, le réseau appellera les Burkinabè à aller aux urnes et ensuite les amènera à accepter les résultats qui en sortiront. « Au lendemain des élections, ce n’est pas toujours évident », remarque Casimir Sawadogo.

L’avis du chef. En attendant, le Chef de Bassinko lui pense que plus rien n’est vraiment comme avant. « Avant, les gens n’aimaient pas là où se dit la vérité, mais préféraient là où ils avaient à manger », dit Naaba Saaga. Mais il croit que ce ne sera plus le cas désormais.

Pour rappel, créé en mars 2011 et reconnu en avril 2012, le RAD  se définit comme un réseau non gouvernemental  apolitique, fondé grâce à la volonté d’étudiants et de travailleurs. Ayant participé à l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 qui a abouti au départ de l’ancien président Blaise Compaoré, le réseau veut désormais contribuer à l’ancrage de la démocratie au Burkina.

Abdou ZOURE

Burkina24



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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