Maux de l’éducation au Burkina : Une coalition marche à Ouaga avec des solutions

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Dans le cadre de la Semaine mondiale d’action (SMA 2015), la Coalition nationale pour l’éducation pour tous du Burkina Faso (CN-EPT/BF) a à la suite d‘une marche ce 4 mai 2015 transmis au représentant du ministre de l’éducation nationale, une lettre d’appel à une amélioration de l’éducation au Burkina.

« Activistes de l’éducation »

Le forum de Dakar en 2010 avait pour ambition d’assurer le droit à une éducation gratuite et de qualité pour tous en 2015. Mais à quelques mois de la fin de la date d’échéance, il s’avère que  « ces promesses n’ont pas été tenues » au regard des résultats. Et c’est en tant qu’ « activistes de l’éducation » que la Coalition nationale pour l’éducation pour tous du Burkina Faso (CN-EPT/BF) a jugé nécessaire de faire le bilan de la mise en œuvre de l’Education pour tous (EPT) de 2000 à 2015 et de définir des orientations pour la prochaine génération.

C’est conscient que « le respect d’un certain nombre d’engagements » pourrait changer la donne que la marche suivie de la transmission d’un message a été organisée du Lycée Philippe Zinda Kaboré au Rond-Point des Nations Unies, ce 4 mai 2015 à Ouagadougou.

 Selon Samuel Dembélé, président du conseil d’administration de la CN-EPT/BF, «c’est à force de persévérance, d’insistance que nous finirons toujours  par arracher et faire des pas en avant vers la victoire  contre l’ignorance ».

La coalition a remis son message au représentant du ministre en charge de l'éducation nationale
La coalition a remis son message au représentant du ministre en charge de l’éducation nationale

Le constat est alarmant

Au regard des résultats avancés, le vide à combler demeure important. Les insuffisances notables ont été signalées. La liste est longue. Y figurent, entre autres, l’insuffisance criarde d’infrastructures et d’équipements scolaires. En effet, 3 769 écoles publiques et 572 au privé sont sous paillottes.

La coalition note ensuite la répartition inégale des budgets alloués à l’éducation. Le taux est de 16%  au Burkina au lieu de la marge admise de 20% du budget national.

La mise en œuvre des réformes éducatives telles que le continuum et le LMD, l’accélération de la privatisation, l’amélioration de l’accès, du maintien et de la réussite des filles à l’école (dans les cascades au cours de l’année scolaire 2013-2014, au total 357 cas de grossesses ont été énumérés) sont les autres points soulignés dans ce message.

Comment y arriver ?             

Pour changer la donne, la Coalition propose un certain  nombre de mesures dites « concrètes » qui pourraient faciliter l’accessibilité au droit à une éducation de qualité pour tous et ce du préscolaire au supérieur.

La coalition propose donc d’allouer au moins 25% du budget national à l’éducation et s’assurer que les fonds atteignent les bénéficiaires, rendre effective le principe de l’obligation scolaire  gratuite jusqu’à 16 ans, repenser la mise en œuvre du continuum et du système LMD, construire des internats pour filles dans les chefs-lieux de communes et inscrire l’éducation au nombre des services non-marchandables.

Oui Koueta (stagiaire)

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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Il y a 5 commentaires

  1. Vraiment parents et enseignants doivent tous se lever contre ce continuum,si nous aimons nos enfants.Ce syst?me n’est venu que pour destabiliser notre syst?me ?ducatif.Donc tous ensemble pour barrer ce faux syst?me de notre pays.

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