Les journalistes à l’école de la biotechnologie

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Le réseau des consommateurs ouest africaine en biotechnologie du Burkina (RECOAB)  a  organisé à l’endroit des journalistes un atelier de formation sur le reportage scientifique, dans la journée du jeudi 7 mai 2015 à Ouagadougou.

Dans le but de renforcer les capacités sur les questions liées à la biotechnique que le RECOAB a initié cette formation à l’endroit de plus de 30 journalistes de différents medias.

Pour mieux cerner tous les contours de cette rencontre, la communication  s´est axée sur trois points majeurs.

Rigueur. Abordant la première communication qui est relative au reportage scientifique sur la biotechnologie moderne, le président du RECOAB Burkina et journaliste  Cyr Payim OUEDRAOGO, a fait savoir à ses confrères que l´information dans le domaine de la biotechnologie est «sacrée». Ce qui «impose une rigueur au niveau de sa collecte, de son traitement et de sa diffusion ».

A cet effet, les journalistes doivent avoir une certaine compétence pour réussir leur article dans le domaine de la biotechnologie. Parmi tant d’autres, comprendre la technologie, les implications sociales de la technologie (effets) et modérer la polémique. Il a également fait entendre que la communication dans ce domaine est très moyenne au Burkina Faso.

Les participants ont été instruits dans la seconde communication qui a traité de l´historique et les perspectives du coton bacillus thuringiensis (BT) par le Dr Edgar TRAORE, chercheur à l’institut de l’environnement et de la recherche agricole (INERA).

Les OGM au Burkina. Il  a énuméré les différentes plantes génétiquement modifiées au Burkina Faso qui sont le sorgho bio fortifié, le niébé BT, le coton BT et le maïs en laboratoire.

Concernant le coton BT, il a fait savoir que c’est en 2003 que le Burkina a opté pour sa culture et d’affirmer que «le coton est la première culture de rente avec 8% du PIB national et 25% du PIB agricole en 2011 et constitue aussi la deuxième recette d’exportation, après l’or et fait vivre plus de trois millions de personnes.».

Selon le communicateur, l’introduction de cette culture offre des avantages par la diminution du nombre de traitement, l’augmentation de la productivité et des revenus, la réduction de l’intoxication des producteurs et réduit  le volume de travail du producteur.

Dans le dernier point animé également par Edgar TRAORE,  il s’est agit des expériences de l’Open forum on agricultural biotechnology in africa (OFAB).

Cette structure a vu le jour le 22 octobre 2012 au Burkina Faso  et a pour but de renforcer les capacités dans les biotechnologies. Elle existe  dans certains pays anglophones dont le Burkina Faso est le seul pays francophone.

Briser la méfiance. Cette journée de formation s’est achevée sur une conférence de presse au cours de laquelle le président du RECOAB Burkina a invité les journalistes à traiter de manière professionnelle l’information afin de briser la méfiance qui règne entre eux et les chercheurs.

Le RECOAB est une association de journalistes et communicateurs spécialisés dans le domaine de la biotechnologie qui a été crée en 2005 à Bamako au Mali et reconnu au Burkina Faso le 31 mars 2009.

Benie APPIA (Stagiaire)

Burkina24



Rédaction B24

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