Transition : « Nous ne souhaitons même pas qu’on augmente d’un seul jour »

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Des rumeurs persistent sur un possible prolongement de la transition. Certains observateurs de la scène politiques burkinabè l’affirment de plus en plus. Mais que pensent les Burkinabè de cette éventualité ? Sont-ils pour ou contre ?  L’admettraient-ils ? Quelques Ouagalais interrogés ce 12 mai 2015 donnent leur avis.

Ouédraogo Amidou, agent des impôts

Tout dépendra des motifs. Si la raison est vraiment valable, je pense qu’il n’y a pas de problème. Mais au cas contraire, si c’est juste pour faire perdurer ceux qui sont là, je ne suis pas pour.

Joël Illa, commerçant

« Est-ce que c’est nécessaire? »

Si c’est possible que soit dans les délais, cela serait mieux pour la fierté et la crédibilité de la transition et du Burkina Faso. Je dis, ce n’est pas opportun. Je ne pense pas que cela serve. C’est  l’opportunité. Est-ce que c’est vraiment opportun. Est-ce que c’est nécessaire? Je crois que ce n’est pas opportun.

Ountounini Tankoano, élève conseiller d’administration scolaire et universitaire

D’abord, je ne sais pas pourquoi la transition pourrait être prolongée. Si d’aventure, il y avait des raisons très essentielles qui concourraient à ce qu’on prolonge un tant soit peu la Transition, il n’y a pas de problème.

 Cependant, si toutes les conditions sont réunies, nous ne voyons pas pourquoi la prolongation. S’il n’y a pas d’éléments qui empêchent la tenue des élections à bonne date, c’est-à-dire le 11 octobre, bien je suis contre la prolongation. Voilà mon point de vue.

Ouédraogo Paligwendé, étudiant à l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature (ENAM)

« Il ne faut pas prolonger pour prolonger »

Par rapport à la Transition, moi je ne trouve pas d’inconvénient qu’on la prolonge. S’il faut prolonger pour que les choses soient bien faites, il n’y a pas de problème. Mais il ne faut pas prolonger pour prolonger.

S’il y a une situation qui fait que l’on doive prolonger pour pouvoir mieux ficeler les choses, je trouve que c’est la meilleure des choses. On sent une pression sur eux et vraiment ce n’est pas intéressant. On aurait vraiment voulu que cela soit bien étalé.

Mlle Ouédraogo Azèta, étudiante en 3e année de lettres modernes

« Octobre, ce n’est plus loin »

Si effectivement on prévoit de faire prolonger la transition, je pense que c’est une bonne idée. Je suis pour. Peut-être cela va leur permettre de bien faire les choses pour que les élections se déroulent très bien. Octobre vraiment, ce n’est plus loin, c’est très proche.

 Une année pour préparer tout cela, ce n’est pas chose aisée. S’ils veulent vraiment prolonger, j’approuve. Je ne suis pas contre. Merci.

Guy Amos Palenfo, gérant de parking

« C’est trop coincé »

Moi je serai pour. Parce vous voyez, qu’actuellement ils sont trop coincés. Vous voyez qu’on vient de suspendre des émissions  qui intéressent beaucoup le public. Ceci est déjà quelque chose qui n’est pas du tout bien. A mon avis, moi, je trouve cela vraiment anormal.

Je sais que, beaucoup de gens disent qu’il y aura prolongement. Moi j’aimerais qu’elle soit prolongée davantage même. Voilà, parce que c’est trop coincé. Vous-même vous voyez. Jusqu’en 2016. Ainsi, la Transition aura le temps de bien préparer les choses. Le pays-là est sale !

 Voilà, ils n’ont qu’à faire nettoyage, main propre. On voit mais on ne peut pas parler. Ils ont bien fait. Moi, je suis d’accord avec eux. Je les félicite. Surtout le ministre Barry.

Seydou Millogo, commerçant

« Le 11 octobre 2014, c’est le 11 octobre 2014 »

Ah, nous  sommes contre ! Tout le monde souhaite que la Transition arrive à son terme. Mais s’il arrive que la transition soit prolongée, nous sommes contre. Le temps qui reste est suffisant pour organiser les élections.

Il n’y a aucune personne au Burkina ici, qui veut le bien du pays qui veut qu’on prolonge la Transition. Un an suffit bien pour qu’on puisse aller aux élections libres et transparentes. Aujourd’hui, nous sommes là, il n’y a plus rien.  Nous ne souhaitons même pas qu’on augmente d’un seul jour. Le 11 octobre 2014, c’est le 11 octobre 2014. Nous soutenons la transition pour qu’elle aille jusqu’à son terme.

Oui Koueta  et Sali OUATTARA (stagiaires)

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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