Les Burkinabè du Togo souhaitent un cadre favorable à leur retour au pays

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Au cours d’un voyage au ‘’Pays d’Eyadema’’ nous avons rencontré les délégués de la communauté des Burkinabè vivant au Togo le samedi 23 mai 2015 à Lomé et échangé avec eux sur leur vie en terre étrangère et surtout leurs préoccupations de l’heure.

Ils constituent une forte population de plusieurs milliers, les Burkinabè qui ont quitté leur pays pour des raisons diverses et vivent au Togo depuis quelques années et qui se sentent bien intégrés dans ce pays d’accueil.

La communauté des Burkinabè du Togo saluent l’ouverture récente du consulat général du Burkina au Togo qui selon Harouna Ouédraogo, délégué au Conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger au Togo, par ailleurs Chargé de programme à la commission de la CEDEAO, est une réponse à leur demande formulée depuis 1998.

Il leur permet de résoudre certains problèmes plus facilement. Avant l’établissement du consulat, certains actes d’Etat civil, documents de voyage et d’identification nécessitaient le déplacement au Ghana (où se trouve l’ambassade) pour leur établissement.

Cependant comme l’a précisé M. Ouédraogo, les préoccupations sont permanentes chez les humains. Et pour ce qui les concerne, les Burkinabè du Togo soulignent l’absence d’un cadre qui prépare leur retour au pays. Ce qui rend le retour difficile pour certains.

«Généralement quand on va à l’étranger, on se dit qu’on va aller chercher et revenir (au pays). Par exemple, au niveau des lotissements, nous n’avons pas les informations nécessaires. En ce qui concerne le Burkina, il n’y a pas une structure étatique officielle qui nous prépare au retour, qui prépare même l’accueil des fonds que les expatriés peuvent transférer vers le Burkina», souligne-t-il.

Aussi, déplorent-ils le système financier dans l’espace communautaire qui ne leur facilite pas la tâche. Harouna Ouédraogo soutient que les Burkinabè de l’étranger ne peuvent pas avoir un prêt immobilier quand ils rentrent au pays parce qu’ils sont à l’étranger.

Ils souhaitent et plaident en outre pour que des moyens d’actions conséquents soient mis à la disposition du consulat général afin de lui permettre d’optimiser son action, et d’être plus efficace dans la prise en charge de leurs problèmes.

La plupart des Burkinabè du Togo y sont établis pour des raisons de commerce. On y rencontre également des éleveurs, des fonctionnaires. Ils sont organisés en association selon leurs activités et leur lieu de résidence dans la perspective véritable de prendre en charge et défendre leurs intérêts respectifs à tous les niveaux.

Boureima LANKOANDE

Burkina24

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