Burkina : Des OSC anti-exclusion organisent un sit-in le 19 juin devant le CNT

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Un regroupement d’environ sept Organisations de la société civile (OSC) a organisé une conférence de presse ce mardi 26 mai 2015 à Ouagadougou. Les premiers responsables de ces associations disent souhaiter des élections libres, transparentes, crédibles et inclusives afin de prévenir toute crise pré ou post-électorale au Burkina Faso.

Les responsables du Bloc du mouvement associatif pour des élections inclusives (MAEI), du Collectif contre l’exclusion (CCE), de la Coordination nationale pour une transition réussie (CNTR), du Front patriotique citoyen (FPC), du Mouvement citoyen des électeurs bâtisseurs, du Mouvement sauvons ma patrie (MSAP) et du Mouvement soyons sérieux (MSS) étaient face à la presse ce 26 mai 2015.

Le président de cette coalition d’OSC, Pascal Zaïda, a annoncé une série d’activités qui seront menées. Il s’agit entre autres d’une assemblée générale à Bobo le 31 mai prochain sur le nouveau code électoral, un sit-in le 5 juin devant la direction générale de la SONABEL, un sit-in le 19 juin au Conseil national de la transition (CNT) et devant les gouvernorats.

Pour lui, toutes ces actions énumérées leur sont imposées par leurs inquiétudes sur l’actualité nationale.

Code électoral. Pascal Zaïda soutient : « Il n’y a pas eu de condamnation. Donc on ne peut pas exclure un citoyen. La loi Shériff a été votée en faveur de certains partis politiques ».

Pascal Zaïda et ses collègues ne souhaitent pas que la transition soit prolongée même d’un iota. (©Burkina24)
Pascal Zaïda et ses collègues ne souhaitent pas que la transition soit prolongée même d’un iota. (©Burkina24)

Ce regroupement d’associations souhaite par ailleurs des explications de la part du CNT sur « cette affaire de vol de portable par un de ses députés », sur la situation des finances publiques avec le taux de recouvrement de 17% au lieu de 25% en fin mars, sur les 42% des recettes de l’Etat consacrées pour la charge salariale en avril.

Pascal Zaïda et ses collègues se demandent également pourquoi un emprunt obligataire de 30 milliards de F CFA  et quel est le niveau d’exécution des grands travaux de développement (barrage de Sammendéni, routes Dédougou-Tougan, Kongoussi-Djibo, Kantchari-Diapaga).

« Ce Front qui est là, n’est pas à négliger », a martelé Frédéric Zoungrana du Mouvement soyons sérieux.

A écouter les principaux animateurs de la conférence de presse, tous ces aspects cités plus haut, si toutefois n’ont pas de réponses claires, peuvent entraîner une autre insurrection au Burkina. D’ailleurs, ils ont annoncé une coordination nationale de tous les Burkinabè qui sont contre l’exclusion.

Par rapport aux questions socioéconomiques abordées par cette coalition anti exclusion, les journalistes se sont donc attelés au but recherché même par ces OSC.

Zaïda et ses collaborateurs ont soutenu que le peuple a le droit de s’inquiéter sur toutes ces questions et les autorités de la transition ont l’obligation de donner des explications.

Outre, le regroupement des OSC anti exclusion ne souhaite pas que la transition soit prolongée même d’un iota et réclame aussi justice pour tous les crimes commis au « Pays des Hommes intègres ».

Noufou KINDO

Burkina24



Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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