La Coalition anti-exclusion maintient son sit-in devant le CNT

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La Coalition anti-exclusion, à la suite de la libération de Pascal Zaida, a tenu une conférence de presse ce mercredi 3 juin 2015 à Ouagadougou. Les points saillants sur lesquels ont été entretenus les journalistes sont, entre autres, les raisons et conditions d’interpellation du coordonnateur national mais aussi la dénonciation de ce qu’elle qualifie d’entrave à la liberté d’expression et de manifestation.

Les raisons de l’interpellation

« J’ai reçu des coups de fil qui nous disaient de surseoir à l’assemblée générale de Bobo ou de reporter sinon, nous serons tous interpellés dès notre arrivée », a dit Pascal Zaida dès le début de son intervention. Et pour lui accéder à cette requête conviendrait à se reprocher des choses. Et c’est donc tout naturellement qu’ils ont fait fi de ces avertissements, en se rendant dans la ville de Sya comme prévu pour tenir leur assemblée générale.

Des questions du genre, « auriez-vous une autorisation vous permettant de mener votre activité » lui ont été posées, selon ses dires.

« Effectivement, nous n’avons pas l’autorisation », fait-il savoir. Mais Il  estime du coup n’en avoir pas besoin, vu qu’il ne s’agit pas d’un meeting ou d’une marche. C’est à la suite de son audition de la nuit du samedi, de dimanche et celle de lundi, qu’il dit avoir eu connaissance de la plainte du Ministère de l’administration territoriale et de la sécurité (MATDS) formulée à son encontre.

Le contenu de la plainte

« Trouble à l’ordre publique et incitation à la révolte contre l’autorité », ce sont là citées les raisons qui ont conduit à l’interpellation du coordonnateur national pour une Transition réussie.

 « Nos autorités sont des partisans de la pensée unique »

Partant de l’estimation que l’arrestation de Pascal Zaida, constitue une « véritable » confiscation de la liberté d’expression et de manifester, la coalition s’appuie sur les articles 1 et 8 de la constitution pour étayer sa position. La coalition estime par conséquent être lésée par les autorités de la Transition.

« Nos autorités sont des partisans de la pensée unique, elles sont les promotrices de la théorie du deux poids deux mesures », fait-elle savoir. Pour Frédéric Zoungrana du Mouvement soyons sérieux (MSS), l’annulation de l’assemblée générale de Bobo n’entache en rien la détermination de la coalition à continuer de dérouler son programme d’activité. Elle entend surtout le faire en conformité avec les lois et règlements en vigueur.

Pour ce qui est de la relaxation, la coalition a avancé deux conditions sine qua non avancées par la police avant la libération de Zaida. Il s’agit de l’annulation de l’assemblée générale et du retour immédiat des autres camarades sur Ouagadougou. Elle affirme cependant que la libération est plutôt due au refus d’obtempérer aux ordres des forces de sécurité avec des actions à l’appui afin d’y parvenir.

La coalition tient à son idée d’organiser son programme d’activité tel que prévu. Ainsi, l’assemblée générale est prévue pour se tenir cette fois-ci à Koudougou et le sit-in, en principe le 19 juin prochain, devant le CNT est maintenu. Par contre celui de la SONABEL est suspendu, compte tenu des mesures annoncées par le gouvernement allant dans le sens de l’amélioration de l’offre de celle-ci.

Oui Koueta (stagiaire)

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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