Michel Kafando à Paris : Le gouvernement restera ferme sur la date du 11 octobre 2015

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Le Président du Faso Michel Kafando en visite à Paris depuis le 31 mai dernier, a rencontré les Burkinabè vivant en France. La rencontre a débuté par le mot de bienvenue du doyen des Burkinabè,  l’ancien ambassadeur Frédérique Guirma. Il a souligné la situation très complexe et compliquée au Burkina et au nom de tous les compatriotes, remercié le Président de la transition pour le travail abattu.

Avant de chanter le Ditanyè, et dans la pure tradition burkinabè, le zom-koom de bienvenue a été donné au Président Kafando.

Ensuite, prenant la parole, Michel Kafando a fait un tour d’horizon sur la situation de la transition au Burkina Faso depuis 7 mois d’activités

Ainsi donc, au début de la transition, la première tâche a été pour lui et son équipe de restructurer les institutions et restaurer  l’autorité de l’Etat. Cette tâche a été d’autant plus dure avec les caisses de l’état qui étaient vides et même accusant un déficit de plus de 300 milliards de Franc CFA, révèle le Chef de l’Etat.

Justice. Le Président Kafando a présenté la feuille de route exécutée par la transition, le premier axe étant la Justice. Il a rassuré la diaspora que la transition n’a aucune ambition de faire la chasse aux sorcières. Les arrestations du mois d’avril ont été faites sur les bases de preuves de malversations  obtenues durant quatre mois d’audit.

Concernant le deuxième axe de la feuille de route, le président  a rassuré les Burkinabè quant à la réalisation effective et à bonne date des élections présidentielle et législatives, conformément au chronogramme préétabli.

Jeunes. Le développement social n’est pas en reste dans la politique de la transition. Il occupe ainsi une place de choix avec la mobilisation de 6 milliards de F CFA pour des projets destinés aux femmes et 25 milliards  de F CFA pour des projets de développement concernant les jeunes. Car pour Kafando, “tout gouvernement qui viendra et qui n’aura pas compris la priorité de la jeunesse est voué à l’échec“.

Enfin le dernier axe de la feuille de route est la réconciliation nationale car il a « la certitude que si la réconciliation nationale n’est pas effective, nous risquons d’aller vers un perpétuel recommencement». La seule ambition de la transition est de bâtir une société plus solidaire et qu’entre Burkinabè, il y ait le respect et l’amour du Burkina parce que « sans nous, personne ne fera le Burkina à notre place ».

Prolongation. Le président du Faso terminera sa rencontre avec ses compatriotes de l’hexagone par une longue série de questions dont celle du doyen Frédéric Guirma. Pour lui, aller aux élections n’est pas une panacée et demande au président dans quel cadre on pourrait prolonger la transition d’au moins six mois.

A cette question, le Président dira clairement qu’il respectera ses engagements même si «c’est vrai qu’un an c’est peu et que le vrai changement voudrait qu’il y ait un changement de république et un vrai travail de réconciliation nationale ». Il ajoutera qu’il est personnellement épuisé et que le gouvernement de la transition restera ferme sur la date du 11 octobre 2015 tout en enjoignant ses successeurs à continuer les réformes engagées.

Le sort de l’otage Franco-Roumain enlevé à Tambao a été également relevé. Le Président confiera en guise de réponse que la question sécuritaire est une préoccupation essentielle dans la sous-région. La CEMAC et la CEDEAO se réuniront afin d’élaborer une stratégie commune pour lutter contre le terrorisme.

HDLC, Correspondant Burkina 24 à Paris

Hubert DeLorenzo COMPAORE

Correspondant de Burkina 24 en France

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