Zêdess candidat à la présidentielle : “Je n’ai rien à perdre”

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Il l’avait annoncé quelques jours après l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre sur les réseaux sociaux et sur quelques médias de la place. Aujourd’hui 9 juin 2015, c’est chose faite. L’artiste Zongo Seydou dit Zêdess était face à la presse à la Maison du peuple pour confirmer sa candidature à l’élection présidentielle du 11 octobre 2015.

« J’ai choisi simplement et sobrement de confirmer ma candidature comme je l’avais annoncé sur certains médias et réseaux l’année passée.

Je vais participer au débat politique, je n’ai pas envie de laisser ce débat dans la main de ceux qu’on appelle  les professionnels de la politique (…) Après, les instances juridiques nous dirons oui ou non ce prétendant remplit les conditions».

Sobriété. C’est par ces phrases que l’artiste musicien Zêdess, âgé de 49 ans et totalisant 20 ans de carrière, annonce officiellement sa candidature devant un parterre de journalistes et quelques dizaines de personnes du monde culturel venues le soutenir.

Au lieu d’une  salle pleine de militants avec la sonorisation à l’appui, comme il a été donné de voir jusque-là,  ce candidat lui a décidé de faire une conférence de presse “simplement et sobrement” pour annoncer sa candidature sous le hall de la Maison du peuple de Ouagadougou.

«Ce n’est pas une cérémonie d’investiture avec toute l’artillerie et tout le beau monde qu’il faut, je veux juste confirmer ma candidature», dit-il.

Néanmoins, les journalistes ont bien voulu en savoir plus sur son projet de société et ses stratégies de conquête de l’électorat.

Zêdess ne présente pas un projet de société mais quelques mesures extraites de ce qu’il appelle un “projet cadre”. Il  rassure que «contrairement à ce qu’on pense, on réfléchit au projet, on y travaille».

Cependant, la seule mesure  qui lui tient à cœur,  quelle qu’en soit l’issue des élections et qu’il veut faire passer,  est celle relative à la bonne gouvernance. Il propose que « le parti qui remporte successivement deux fois les élections ne se présente plus pour la troisième fois et prenne une pause de 5 ans avant de revenir».

Le candidat de la “rupture”. Il prône pour ce faire la rupture avec toutes les anciennes habitudes. Pour lui,  « l’expression plus rien ne sera comme avant, ce n’est pas un changement que les gens demandent, mais une rupture (…) S’il faut remplacer du tô du mil par du tô de maïs, ça reste du tô».

Pour la conquête des électeurs, il compte sur son « atout d’artiste, sa virginité et son franc parlé ». «J’ai l’avantage depuis l’orchestre de l’université de sillonner les 45 provinces. En terme de campagnes, j’ai la tâche facile. Pendant que les autres vont payer pour qu’on vienne les voir, moi on va payer pour venir me voir ».

Il rassure toutefois qu’il n’est le valet d’aucun parti politique. Il n’a également pas l’intention de se rallier à un autre parti pour prétendre à des postes ministériels. Zêdess se défend enfin d’être le candidat de la culture mais « le candidat de tous les Burkinabè, de toutes les religions ».

Revelyn SOME

Burkina24



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