Côte d’Ivoire : Des enfants travailleurs sauvés des plantations de cacao

322 0

 Selon M. Seydou Ouattara, préfet de police de San Pedro, situé dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire, ces «ouvriers » étaient des enfants âgés de 5 à 16 ans et travaillaient dans les riches plantations de cette localité qui abrite également le premier port de cacao au monde. Il a livré le lundi 22 juin dernier, les conclusions de cette opération lancée début juin.

Dans un communiqué, Interpol explique que ces enfants “travaillaient dans des conditions extrêmes, particulièrement dangereuses pour leur santé”. Ils sont originaires du Burkina Faso, de Guinée, du Mali et du Nord de la Côte d’Ivoire.

Certains d’entre eux, “employés dans les champs depuis un an, ont déclaré aux enquêteurs travailler régulièrement, de longues heures, chaque jour, sans recevoir ni salaire, ni éducation”, selon Interpol.

Certaines victimes étaient également utilisées dans le secteur commercial, d’après l’organisation policière basée à Lyon.

Plus de 100 policiers, gendarmes et des agents des Eaux et forêts étaient engagés dans l’opération qui a permis d’arrêter une centaine de personnes suspectées de trafic d’enfants lors d’une descente surprise les 4 et 5 juin dans les plantations.

Au total, plus d’une centaine de 100 policiers, gendarmes et des agents des Eaux et forêts étaient engagés dans l’opération qui a permis d’arrêter plusieurs dizaines de personnes suspectées de trafic d’enfants.

Entre 300.000 et un million d’enfants travaillent dans le secteur du cacao ivoirien, selon la fondation Initiative internationale pour le cacao (ICI), une organisation créée par l’industrie du chocolat pour lutter contre le travail des enfants dans la filière, qui souligne que cette notion recouvre une réalité complexe, allant d’une contribution occasionnelle à du travail forcé.

Le cacao ivoirien représente environ 35% des parts du marché mondial et 15% du PIB du pays.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : voaafrique.com/AFP

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre