Isaac Zida : « Je vais tenir ferme »

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Le Premier Ministre Isaac Zida est de retour au pays. Il a marché avec les jeunes des mouvements de soutien à la Transition venus l’accueillir pour  rejoindre le Premier Ministère où il a livré un message dont voici l’intégralité.

« Bonsoir camarades !  Alors, cela me rappelle un peu une certaine date. Cela me rappelle un peu le 31 octobre 2014. Nous n’avions pas oublié. Mais comme l’a dit le camarade Ouattara (Hervé, du Collectif anti-référendum), il y a malheureusement des Burkinabè qui n’ont même pas la mémoire. Ils ont oublié hier.

Alors que dans l’histoire, quand le peuple a parlé, il a parlé. Quand le peuple a montré clairement sa volonté, il n’y a pas une autre volonté au-delà de la volonté du peuple. Malheureusement, il y a des petits malins, de très petits malins qui pensent qui pensent qu’ils peuvent ruser, qui pensent qu’ils peuvent tromper les gens autour d’eux pour atteindre leur objectif. Ce que vous avez fait ce soir, montre encore, s’il le fallait que nous ne nous laisserons pas abuser.

Nous allons rester vigilants, parce que  ce que nous avons acquis les 30 octobre, c’est au prix de la vie de certains de nos camarades. Est-ce qu’ils comprennent cela ? Il y a des jeunes Burkinabè, qui ont payé de leur vie. Nous ne voulons pas que leur sacrifice soit vain. Ils ont payé cher. Il faut que cela leur apporte un prix. Et ce prix, ce sont des élections démocratiques le 11 octobre.

Nous allons organiser des élections démocratiques le 11 octobre pour honorer la mémoire de ceux qui sont partis pour toujours, pour que chaque Burkinabè des villes ou des campagnes, qu’il soit jeune, vieux, femmes, hommes, jeunes, enfants que chacun ait de l’espérance enfin dans ce pays.

On nous parle d’exclusion. Ecoutez, soyons sérieux. Vous parlez de quelle exclusion ? Je connais des Burkinabè qui ont quitté ce pays depuis 27 ans. Ils n’osent pas mettre le pied ici parce qu’ils ont été définitivement exclus. Aujourd’hui, les gens veulent nous faire la morale. Nous leur avons dit que si le peuple s’est exprimé, alors nous allons marcher selon la volonté du peuple.

Le Premier ministre Isaac Zida accompagné de la base aérienne au Premier ministère
Le Premier ministre Isaac Zida accompagné de la base aérienne au Premier ministère

Ce jour, je voudrais vous dire un grand merci pour cet accueil. J’ai compris le sens de votre manifestation. Je l’ai compris. C’est un encouragement à tenir ferme. Et je vais tenir ferme.

Je vais tenir ferme parce que je sais que je suis dans la volonté de Dieu et dans la volonté du peuple. Alors, je vous transmets les salutations de vos frères et sœurs de Côte d’Ivoire. Les Burkinabè qui sont en Côte d’Ivoire me chargent de vous transmettre leurs salutations.

Ils sont sortis très nombreux hier à l’aéroport Félix Houphouët Boigny pour nous accueillir parce qu’ils ont estimé que nous sommes venus vous représenter. Nous sommes allés leur donner votre message. En nous accueillant, c’est vous qu’ils ont accueillis. Et nous leur disons du haut de cette tribune, nous leur disons merci.

Les autorités ivoiriennes elles-mêmes nous ont très bien accueillis. Le Premier Ministre Daniel Kablan était à l’aéroport avec tout son gouvernement. Il nous a accueillis pour dire qu’entre les deux peuples, le peuple burkinabè et le peuple ivoirien, il n’y a aucun problème.

Ceux qui veulent inventer des problèmes, c’est dans leurs rêves que ces problèmes existent. Il n’y a pas de problème entre le petit Mossi du plateau central au Burkina et le petit Baoulé en Côte d’Ivoire. Ils vivent en parfaite symbiose là-bas à Abidjan.

Ils étaient des centaines ce matin. Je les ai rencontrés à l’Hôtel Ivoire. Il me charge de vous transmettre leurs salutations. Ils me disent qu’ils soutiennent la Transition, qu’ils soutiendront la Transition jusqu’au bout. Et qu’eux, ressortissants du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, ils n’imaginent pas que quelqu’un perturbe la Transition.

Alors voilà donc le message que je voulais vous traduire pour vous dire une fois encore merci pour votre accueil. Nous sommes ensemble. Soyez sereins, parce que je suis très serein moi-même. Soyez rassurés parce que le 11 octobre, nous allons nous retrouver ici pour aller au bureau de vote pour voter. Ensuite, nous allons attendre tranquillement les résultats.

Les dirigeants que le peuple aura choisis vont diriger le pays. Pas quelqu’un d’autre. Sur ce, je vous remercie. Bon retour dans vos domiciles, lieux de travail».

Propos recueillis par Oui Koueta

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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There are 177 comments

  1. Zida sait ke sa prise de pouvoir n’?tait pas la volont? du peuple mais plut?t la puissance de feu du RSP…c’est un coup d’?tat qu’il ont fait au peuple…mais de deux maux il faut choisir le moindre le mal…

  2. Un chien est un chien …un voleur reste un voleur et menteur reste un menteur. .je doit vous dire ? tous les hommes et femmes int?gres .ne vous laiss? pas avoir et surtout trompe par c'est bandits de grand chemin.dabord les viols des fran?ais c'est militaire s devRaient ?tre abattu. ..ensuite mr Zida devrait d?missionner. ..

  3. please let me know if you are a French teacher? Take care of yourself , we do not time to think about any mistake that the journalist did, we need to be informed , that ‘s all, thank you or if you want to do this ask them to hire you, so you will be able to do a great job that you think( well done)

  4. Zida est un grand.malgre les menace du general le plus crain du burkina le depositaire de tou les temp Zida tien tete.il prefere mourir au cote du peuple.mai zida ne moura pa o nom de jesus.allons seulement

  5. C’est bien di.le peuple es souverin.c’est Dieu tout puissant qui guide le peuple.dc sa volont? sera respect?.ne devi? pas de son objectif quil a exprim? clairement en octobr.