Pr Luc Marius Ibriga : « La question de la rémunération des contrôleurs d’Etat doit être revue »

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L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE) a organisé un atelier de relecture des textes la régissant. C’était du 6 au 7 juillet 2015 à Ouagadougou, dans la salle de conférence du ministère des affaires étrangères et de la coopération régionale. Cette rencontre, qui a vu la participation de bon nombre d’acteurs et de professionnels de la Sous-région œuvrant dans le domaine de la lutte contre la corruption, devrait aboutir à l’élaboration d’un avant-projet de loi régissant l’ASCE.

C’est à la suite d’un atelier de deux jours sur la relecture des textes régissant l’ASCE que le Contrôleur général d’Etat, le Pr Luc Marius Ibriga, a animé un point de presse à quelques heures de la fin des travaux.

Il était accompagné notamment des représentants de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), de la Haute autorité pour la bonne gouvernance de Côte d’Ivoire (Aka Francine), de l’agence nationale de lutte contre la corruption et de la promotion de la bonne gouvernance de la Guinée-Conakry, de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption du Sénégal.

Pour le Contrôleur général d’Etat, le Pr Luc Marius Ibriga, à la suite des travaux, il y a certains points consensuels et d’autres toujours en discussions.

Les points de consensus majeurs concernent notamment la constitutionnalisation de l’ASCE. Deuxièmement, le fait de rendre l’ASCE, une autorité administrative indépendante dotée de la personnalité morale, de l’autonomie administrative et financière afin de bien mener son rôle de lutte contre la corruption.

Aperçu des animateurs du point de presse.
Aperçu du présidium lors du point de presse.

Le 3e point consensuel consiste à faire de l’ASCE, une autorité investie de deux grandes catégories de missions : « une mission de contrôle administratif interne et une mission de prévention et de lutte contre la corruption ». Le dernier point évoqué par le Président de l’ASCE est relatif au souci de faire de l’autorité, une institution ouverte au secteur privé et à la société civile pour prendre en compte les différents segments de la société.

Le Professeur a indiqué que ces points de consensus laissent cependant en suspens des questions qui demandent à être précisées et qui seraient toujours en discussion. Il s’agit de l’appellation même de l’ASCE et de l’apparition du terme « corruption » dans la dénomination. La 2e question est relative au « pouvoir de poursuite » qui sera donné à l’ASCE. Une autre question concerne par ailleurs le personnel et le budget de l’ASCE.

« La question de la rémunération des contrôleurs d’Etat et du personnel de l’ASCE doit être revue afin de permettre à l’ASCE d’être attractive pour permettre véritablement d’attirer les plus hautes expertises », a-t-il dit.

Noufou KINDO

Burkina24



Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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