Présidentielle 2015 : Le ministre Barry annonce des cadres de concertations

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Le conseil des ministres de ce mercredi 8 juillet 2015 s’est déroulé en partie sans la présence du Premier Ministre Isaac Zida, chef du gouvernement, qui a quitté la réunion peu avant 13h pour raison de malaise. Le conseil a eu néanmoins lieu.

  ▶ Lire aussi :  COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 8 JUILLET 2015

Organisations des élections

Dans l’optique de bien organiser les élections, des cadres de concertation des acteurs étatiques du processus électoral seront mis en place. «  Cela nous parait important, parce que les différents acteurs et les juridictions qui doivent veiller à l’organisation, au déroulement du processus électoral se doivent d’échanger les informations, d’examiner ensemble certaines préoccupations et de trouver les réponses appropriées », assure Auguste Denise Barry, ministre de l’administration territoriale de la décentralisation et de la sécurité, au sortir de la réunion gouvernementale.

Il estime que c’est à travers ce genre de cadre que chacun pourra savoir ce que les autres font et  ce qu’il attend d’autres structures. C’est seulement ainsi que l’on parviendra à « une meilleure organisation des élections ».

Départ du Premier ministre. S’agissant du chef du gouvernement, le ministre Auguste Denise Barry rassure. « Il a eu juste un malaise. Sinon, il n’y a pas de problème ». Lui aussi, avait quitté la Présidence mais y est revenu.

Il lie son absence soudaine à la suite de celle du Premier ministre à « une coïncidence ». Il affirme être allé chercher un document qui était « important » pour une communication qu’il devait faire au conseil. « Comme personne ne savait où il se trouvait, il fallait que j’aille chercher ce document et revenir. C’est ce que j’ai fait », a-t-il ajouté avant de partir.

Conseil supérieur de la magistrature

Deux textes ont été soumis au conseil des ministres en provenance du ministère de la justice. Il s’agit de deux projets de loi. L’une est relative à l’attribution, à l’organisation et  au fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), organe suprême régissant les carrières des magistrats, toute question institutionnelle.

 « Le CSM était un peu dépassé, les textes qui le régissent ne répondaient plus à la fonction et au statut que l’on veut lui accorder, notamment pour tendre vers une réelle indépendance de la magistrature », fait savoir Joséphine Ouédraogo, ministre de la Justice.

Un « vrai » secrétariat permanent du CSM sera créé à cet effet pour permettre la continuité, le suivi des dossiers et notamment la carrière des magistrats. Le Président de la République demeure le Président du CSM. « Quand le CSM sera complètement présidé par le premier président de la cour de Cassation (le magistrat du rang le plus élevé), là on sait que on peut faire vraiment confiance en tout ce qui sera décidé, examiné au niveau de la magistrature », a ajouté madame le Ministre.

 L’autre est relative au statut de la magistrature « qui réclame d’être un corps spécial depuis longtemps ». Elle traite de qui peut être magistrat, des droits, des devoirs et des obligations. Mais c’est après bien sûr le passage au Conseil national de Transition qu’on aura un corps de la magistrature avec « un statut précis ».

Oui Koueta

Burkina24



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