Burkina : L’UNIR/PS s’oppose à la démission du gouvernement

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L’Union pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS) a donné sa position dans la crise que traverse le Burkina. Précisant que le parti ne s’aligne pas dans l’un ou l’autre camp des protagonistes, Me Bénéwendé Sankara a déclaré, lors d’une conférence de presse ce 13 juillet 2015, que la priorité reste la tenue des élections le 11 octobre et par conséquent, une dissolution du gouvernement contrarierait ce calendrier.

Me Bénwendé S. Sankara croit, comme certaines organisations de la société civile l’ont affirmé, que la crise actuelle n’est pas étrangère à une volonté de perturber la transition et de faire reporter la date de la tenue effective des élections le 11 octobre 2015.

Faisant en effet un bilan rapide du processus de transition, le président de l’UNIR/PS a estimé ce 13 juillet lors d’un point de presse, que « on se rend compte que le Burkina Faso peut se porter mieux sans Blaise Compaoré et les élections avancent à grands pas avec le soutien des partenaires techniques et financiers ». Et, remarque-t-il, « c’est à ce moment même (…) que notre pays semble basculer dans une espèce de centraficanisation du conflit avec des anti et des pro RSP ou Zida ».

Collusion. Précisant qu’il « n’a pas de camp que celui du peuple », Me Bénéwéndé Sankara croit que la hiérarchie du RSP « voue toujours une loyauté et une fidélité totales à l’ancien Chef de l’Etat Blaise Compaoré » et voit « une collusion » entre ce corps et « des partis politiques et associations proches de l’ex-majorité ».

Pour le président de l’UNIR/PS, ce sont la réouverture du dossier Norbert Zongo, de l’affaire Thomas Sankara, la traque des gros débiteurs de l’Etat et « une éventuelle mis en accusation des dignitaires de la 4e République devant la Haute Cour de justice » qui auraient emmené les deux accusés sus-cités à vouloir « créer le tumulte et le chaos pour donner raison à Blaise Compaoré, qui croyait que sans lui, le Burkina serait ingouvernable ».

« Contre-révolution ». Ajoutant qu’Isaac Zida a été nommé Premier ministre sur un accord, l’UNIR/PS, par la voix de son président, a alors décidé de s’opposer « à toute velléité de changement du Premier ministre ou de quelque membre que ce soit à trois mois de la fin de leur mandat car cela ne fera que favoriser l’œuvre de déstabilisation de la transition en faveur d’une contre révolution ourdie par le RSP et les anciens dignitaires » du régime de Blaise Compaoré.

Me Sankara dénonce une contre-révolution

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Me Sankara s’est montré un tantinet amer envers ses compagnons de l’ex-chef de file de l’opposition et des « forces du changement » car, selon lui, ils se sont ramollis juste après l’insurrection et ont laissé les « autres se réorganiser pour reprendre leur pouvoir ».

Le Président de l’UNIR/PS a néanmoins salué la « clairvoyance » du Chef de l’Etat et a appelé « le peuple insurgé  à se tenir prêt à répondre à tout mot d’ordre et pour le parachèvement de la Révolution ».

Abdou ZOURE

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Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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