Gabon-Boko Haram : vigilance policière sur le voile

« Pour des raisons de sécurité, les forces de police ont été instruites de procéder à tout moment à l’identification de toute personne portant un voile intégral sur la voie, les services et espaces publics ainsi que dans les transports en commun », a indiqué  un communiqué du ministre gabonais de l’Intérieur Guy Bertrand Mapangou, publié le mardi 14 juillet dernier par le quotidien national L’Union.

A travers cette mesure, le gouvernement gabonais a ordonné ainsi aux forces de sécurité de « procéder à tout moment à l’identification de toute personne portant un voile intégral ».

Ce communiqué ajoute que « cette mesure qui participe des mesures de sécurité intérieure prises par le gouvernement (…) ne constitue point une entrave aux libertés fondamentales individuelles ».

Ces mesures interviennent après les derniers attentats-suicide de Boko Haram, qui ont frappé le Cameroun, et le Tchad, voisins du Nigeria.

Bien que le Gabon ne soit pas frontalier avec le Nigéria ni menacé et encore moins touché par Boko Haram, cette disposition reste strictement préventive.

Le samedi 11 juillet dernier, dans un attentat revendiqué par Boko Haram, un kamikaze déguisé en femme et portant un voile intégral s’était fait exploser sur le marché central de N’Djamena, au Tchad faisant 15 morts.

Le Tchad a interdit le port du voile intégral sur l’ensemble de son territoire.



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