Politique nationale de protection sociale : Des journalistes formés sur la question

Convaincu que les médias dans leur dans leur diversité peuvent être des relais dans la diffusion des informations relatives à la protection sociale, dans la sensibilisation des populations, le secrétariat permanent du conseil national pour la protection sociale, a organisé une formation des hommes et femmes de médias publics et privés du 14 au 16 juillet 2015 à Kombissiri. Il s’agit pendant 72 heures de mettre à la disposition des participants, des informations nécessaires à une meilleure compréhension de la politique nationale de protection sociale à travers des communications et échanges. 25 journalistes venus de quelques régions du Burkina ont pris part à cette formation.

En 2012,  le gouvernement burkinabè s’est doté avec l’appui de ses partenaires d’une politique nationale de la protection sociale.

Depuis lors, des actions sont entreprises pour la mise en œuvre de cette politique. C’est à effet que le secrétariat permanent du Conseil national de la politique nationale de la protection sociale, dans sa stratégie de communication,  s’est lancé dans une série de formations dans le but de la diffusion des informations relatives à la protection sociale dont la deuxième est celle des journalistes après celles  des directeurs régionaux de la communication et des chargés de communication des Gouvernorats.

« Nous souhaitons que le maximum de Burkinabè aient connaissance de la politique de la protection sociale et pour arriver à cette fin, nous pensons qu’il n’y a pas meilleure solution que celle d’impliquer les hommes de médias publics et privés », explique Youma Zerbo, représentant du Premier ministre.

Plusieurs communications ont en effet été présentées pour éclairer la lanterne des journalistes sur la politique nationale de protection sociale, ses  orientations et les programmes qui l’accompagnent, les instruments de protection sociale, le dispositif institutionnel de suivi-évaluation.

Des communications que les participants ont jugé importantes et nécessaires pour le traitement d’informations.

La protection sociale a été définie comme l’ensemble des interventions publiques et privées qui aident les ménages à réagir face aux risques et même aider ces ménages et les individus à lutter contre leur vulnérabilité et leur pauvreté à travers l’accès aux services sociaux et à l’emploi.

Au Burkina Faso, 47,9 % de la population vit dans la pauvreté selon les données de 2009 et est considéré comme pauvre, un ménage qui vit avec moins de 153,716 F CFA l’an.

« Mais nous visons ceux qui sont au plus bas de l’échelle, ce sont eux qu’on aimerait faire sortir de cette situation pour les ramener un peu vers le haut », explique Karime Ganemtoré, secrétaire permanent du conseil permanent de la protection sociale.

Cependant, ces ménages devraient prendre leur mal en patience,  le processus d’identification des ménages vulnérables vers lesquels se dirigeront les actions d’aides du gouvernement n’est toujours pas mis en branle.

« Nous sommes à la phase d’élaboration du profil type de ménage vulnérable et après quoi, nous passons à la phase pilote avec trois communes avant d’aller à l’échelle nationale », dit-il.

La direction de communication,  quant à elle,  compte à l’issue de cette formation maintenir, avec les médias, des relations de partenariat en vue de mieux  faire connaître le domaine de la protection sociale.

Avant de se quitter, les participants et formateurs se sont accordé sur la mise en place d’un réseau de journalistes militants de la protection sociale.

Revelyn SOME

Burkina24



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