Abidjan : Quand la longueur de la prédication de l’Imam fait fuir les fidèles

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La célébration de la fin du Ramadan ou l’Aid El Fitr à la mosquée Imam Alimamy Toungara de la nouvelle gare routière d’Anonkoua Kouté  dans la commune d’Abobo, district d’Abidjan, a été marquée par un incident qui, pour l’entendement humain, avait sa place partout sauf dans un édifice de prière.

En effet, l’Imam el hadj Diarra Moussa, que l’on a trouvé particulièrement en verve ce grand jour de fête de par sa symbolique, s’était lancé dans des envolées lyriques dont lui seul en a le secret. C’était sans tenir compte que ses fidèles visiblement, secoués par 29 jours de jeûne, finiraient par être agacés, et n’attendaient plus que ce jour pour reprendre définitivement de la force.

Toutefois, l’Imam en vertu de sa vocation et croyant bien faire, se lança dans une exhortation jugée exagérément longue par les siens. Pendant cette prédication, il pointait du doigt chaque plaie de notre société (corruption, banditisme, prostitution, népotisme, délation, escroquerie, homosexualité, microbes, pour ne citer que ceux-là), une par une, volume par volume.

Contre toute attente et au moment où il s’y attendait le moins,  ses fidèles, plus d’une centaine, comme un seul homme et comme si un coup d’envoi venait d’être donné, se  ruèrent vers la porte de sortie de la mosquée.

« Aha ha ! Djo, on a trop faim ! Toi aussi c’est quelle affaire qui finit pas depuis là ? Même si on dit… », rouspétait un fidèle très remonté contre l’homme de Dieu.

A la fin de cette cérémonie, l’Imam Diarra Moussa aura compris que l’édifice la plus difficile à construire reste l’homme selon Dieu.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Inspiré de : Diaspo24.info



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