Roch Marc Christian Kaboré : « Au MPP, nous ne cacherons aucun voleur »

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) n’est pas au-dessus de la loi et si la Haute cour de justice venait à vouloir entendre l’un de ses membres, le parti ne s’y dérobera pas. C’est ce qu’a laissé entendre Roch Marc Christian Kaboré, président du parti du Soleil levant, lors d’une conférence de presse ce 21 juillet 2015.

« Si nous sommes concernés, nous répondrons»

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Le Conseil national de la transition (CNT) a voté plusieurs résolutions mettant en accusation devant la Haute cour de justice l’ancien président Blaise Compaoré et ses anciens ministres. Pour le MPP, à travers son président Roch Marc Christian Kaboré, « cette dynamique du CNT redonne confiance au peuple burkinabè, parce que seul le chemin d’une vraie justice forgera notre Nation et permettra au peuple meurtri de panser ses blessures ».

Pas d’impunité au MPP. Mais le parti du Soleil levant trouverait-il à redire si ce même CNT mettait en accusation certains de ses membres ? Non, laisse entendre le président du parti lors d’un point de presse ce 21 juillet. « Personne n’est au-dessus de la loi. Si nous sommes concernés, nous répondrons », lance-t-il.

Il a alors pris à témoin toute la presse, déclarant qu’il faudra retenir une « bonne fois pour toutes » que le MPP ne se considère pas au-dessus de la loi.  « Nous n’allons pas quitter le Faso, nous n’allons pas fuir le Faso, nous allons être nous-mêmes face à nos responsabilités (…), martèle Roch Marc Christian Kaboré.  Au niveau du MPP, nous ne cacherons aucun voleur, aucun fraudeur, aucune personne qui a posé des actes de nature à compromettre  l’avenir économique ou politique de ce pays. C’est très clair ».

CEDEAO. Le MPP a aussi réagi sur le sujet de la décision de la Cour de justice de la CEDEAO. Pour le parti, « force et compétence reste au juge constitutionnel » d’appliquer la loi. Néanmoins, le MPP tire l’interprétation que le verdict de la Cour de justice de la CEDEAO « suggère au juge constitutionnel de s’appesantir sur la détermination de la qualité de dirigeants au moment de l’insurrection et d’éviter « une application brutale et indiscriminée ».

Enfin, sur la récente crise entre le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) et le Premier ministre Isaac Zida, Roch Marc Christian  Kaboré salue « la netteté et la fermeté »  des décisions prises le Président du Faso, des mesures appréciées « à leur juste valeur » par le MPP.

Départ d’Isaac Zida. Une occasion de faire certaines clarifications liées notamment à la position adoptée par le Cadre de concertations des partis politiques exprimée auprès du Collège des sages.

 Roch Marc Christian Kaboré révèle que les partis politiques ont expliqué que l’armée étant une composante de la Charte de la transition, les partis politiques n’avaient pas à donner d’avis sur leur position. Mais « nous n’avons jamais eu une discussion ni avec le cadre ni avec personne d’ailleurs pour demander le départ du Premier ministre », déclare-t-il.

Quant à la divergence de points de vue qui est née et exprimée lors de la dernière semaine, Roch Marc Christian Kaboré a laissé entendre qu’il n’y a pas de division au sein des partis politiques issus de l’ex-Chef de file de l’opposition. Une rencontre a d’ailleurs eu lieu le 20 juillet, révèle-t-il, et pour lui, désormais, « c’est un incident qui est clos ».

Abdou ZOURE

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Abdou ZOURE

Abdou Zouré, journaliste à Burkina24 de 2011 à 2021. Rédacteur en chef de Burkina24 de 2014 à 2021.

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