Côte d’Ivoire : Human Rights Watch estime qu’il est « urgent » que la CPI enquête sur le camp Ouattara

« Il est absolument urgent qu’ils commencent (l’enquête, ndlr) », a déclaré à l’AFP Liz Evenson, du programme Justice internationale de Human Rights Watch, à l’occasion de la publication d’un rapport sur le travail de la CPI en Côte d’Ivoire.

Ajoutant que la procureure de la Cour pénale internationale devra « urgemment » commencer à enquêter sur les crimes dont est accusé le camp du président Alassane Ouattara lors des violences ayant déchiré la Côte d’Ivoire en 2010 et 2011, a estimé le mardi 04 Août 2015, l’ONG Human Rights Watch.

Fatou Bensouda, la procureure de la CPI, enquête depuis 2011 sur les violences de la crise post-électorale 2010-2011 en Côte d’Ivoire.

A ce jour, seules les personnalités issues du camp Gbagbo, dont lui-même, ont été inquiétés par cette juridiction internationale.

Fatou Bensouda a répété à maintes reprises que son bureau enquêterait également sur les crimes commis par le camp Ouattara, mais ne l’a pas encore fait en raison de moyens limités, assure-t-elle.

En mars, Fatou Bensouda avait indiqué espérer ouvrir son enquête sur le camp Ouattara vers la mi-2015.

« Le fait que l’enquête ait jusqu’à présent visé les forces pro-Gbagbo a profondément polarisé l’opinion publique ivoirienne au sujet de la CPI« , a indiqué Mme Evenson.

Faute de moyens et dû au temps nécessaire au recrutement, la CPI ne dispose que depuis l’automne 2014 d’un coordonnateur permanent chargé de la sensibilisation basé en Côte d’Ivoire, souligne HRW. Cette tâche était précédemment assurée notamment par le biais de missions de personnel installé à La Haye.

Laurent Gbagbo et son dernier Ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé sont écroués à La Haye, où leur procès devant la CPI doit s’ouvrir le 10 novembre. Quant à Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex-Président ivoirien, elle fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI, mais Abidjan refuse son transfèrement à La Haye sous prétexte de disposer maintenant des moyens pour un jugement équitable.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : AFP



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