Les réalités sociopolitiques africaines revues sous l’angle de la danse-théâtre

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« Les fragments de la mémoire déclassifiée » est le titre d’une pièce de danse-théâtre en finition présentée au public, le lundi 10 août au centre de danse chorégraphique la Termitière par « Transnational Contemporary Dance Theatre Company », une compagnie tenue par des Burkinabè et  des Américains.

Extrait des “Fragments de la mémoire déclassifiée”

Burkina24

« Declassified memory fragment » ou « Les fragments de la mémoire déclassifiée » est une pièce de danse-théâtre d’une heure avec sur scène de la musique live.

Le spectacle se veut être la mémoire de certaines réalités socio-politiques. L’auteur, Olivier Tarpaga, dit s’être s’inspiré des faits contemporains. L‘idée serait partie de ce qui s’est passé aux élections présidentielles au Kenya en 2005, puis au Zimbabwe, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso les 30 et 31 octobre.

«Quand vous voyez dans la pièce, les deux personnes qui dansent dans une veste, ça illustre Mike Kibeki et Raila Odinga, les deux protagonistes qui disaient avoir gagné les élections. Après des consensus, ils étaient obligés de travailler ensemble…Ils étaient dans la même veste mais ils ne pouvaient pas se regarder, ils ne voulaient pas se sentir, ils ne pouvaient pas travailler ensemble mais ils l’ont fait pour l’équilibre de l’Etat et ça ne marchait pas », explique Olivier Tarpaga, concepteur du projet.

« Même en famille, il y a des secrets, ce truc du linge sale se lave en famille. Oui, c’est une bonne chose mais de fois, il faut lancer un message fort et il y a des moments où le linge peut se laver dehors.  D’où cette histoire de déclassifier un peu notre société qui est un peu dépassée alors qu’elle a la force,  l’intelligence, la capacité d’aller de l’avant », poursuit-il.

Cependant à la différence des danses chorégraphiques pures, cette pièce est un mélange de théâtre, de danse chorégraphique et danse contemporaine.

« La danse théâtre a beaucoup plus d’expression … la voix apporte ce que le corps ne peut pas apporter et le corps apporte ce que la voix ne peut pas apporter».

Son objectif,  transporter le public dans le cinéma, jouer avec les émotions. « Le cinéma m’inspire, j’aime avoir un tableau qui amène le public dans un film, joué avec l’émotion du public qui pleure en  riant en même temps », dit Olivier Tarpaga.

L’avant-première est prévue le 17 septembre prochain aux Etats- Unis, mais le public burkinabè ne verra le produit fini qu’en décembre 2016 lors des rencontres chorégraphiques, précise l’auteur.

Revelyne SOME

Burkina24



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