Revendications syndicales : L’UAS réagit aux réponses du gouvernement

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L’unité d’action syndicale du Burkina Faso est allée (UAS) remettre au ministre de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale ses appréciations sur les réponses du gouvernement apportées à sa plateforme minimale du 1er mai 2015. La remise dudit document s’est déroulée au sein des locaux du ministère après exposition du contenu.

L’UAS dit n’avoir pas retenu de réponse qui satisfasse ses revendications. C’est en substance ce qui ressort de l’exposition faite par Bassolma Bazié, vice-président de Mois et secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGT-B), ce mardi.

Les revendications s’articulent autour de points tels que le cramponnement du gouvernement autour de la question des élections qui serait la mission principale de la transition. L’UAS s’étonne que tous les efforts du gouvernement n’aillent que dans le sens de « l’organisation des élections, la mise en place de quelques réformes structurelles tout en assurant le fonctionnement régulier de l’Etat ».

La question de l’impunité est incluse dans la plateforme. Les syndicats disent être notamment surpris que «  le traitement des nombreux dossiers de crimes de sang et crimes économiques » ne soit visiblement pas inclus dans le programme de réponse du gouvernement sous le prétexte de n’avoir « rien à reprocher au régime déchu ».

Bassolma Bazié dit surtout ne pas comprendre que le gouvernement annonce ne pas être à mesure d’apporter des réponses aux revendications des travailleurs et surtout sans nommer les points dont il est question sous le prétexte que cela relève de la mission du prochain gouvernement issu des urnes et qui répondra aux « nombreuses attentes sociales ».

Le contexte économique et financier « assez difficile » dont fait cas le gouvernement, n’est visiblement pas du goût des syndicats. Ces derniers jugent cette excuse non recevable. « Que le gouvernement ne nous dise  pas que la non satisfaction des travailleurs est liée au fait qu’on n’a pas de ressources. Si on laisse des voleurs aller et venir à souhait, ce n’est pas correct », s’indigne le vice-président du Mois.

 Le syndicat espère néanmoins que la date annoncée du 1er septembre prochain sera consacrée à la rencontre gouvernement et syndicats telle que prévue. Sur ce point le ministre Augustin Loada rassure : « Nous avons pris acte de ces observations. Nous allons transmettre les réactions du mouvement syndical au gouvernement. Et ensuite, nous allons nous asseoir le 1er septembre pour commencer les négociations », a-t-il dit.

Pour rappel, le 10 août 2015, le ministre de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, a remis un document  contenant les réponses du gouvernement relatives à la plateforme minimale des syndicats déposée  le 1er mai 2015.

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Burkina24

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