Un capteur pour surveiller le cancer en temps réel

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Ce capteur est un minuscule dispositif de 2 millimètres qui, implanté dans une tumeur cancéreuse, renseigne en temps réel et de l’intérieur du corps sur la manière dont la tumeur répond ou pas au traitement.

Cette évolution permettrait aux médecins d’ajuster au mieux les traitements en fonction de l’évolution du cancer. Ce capteur éviterait aussi aux patients des biopsies et des IRM à répétition.

Il a la particularité d’être sans fil et relié à un aimant. Il envoie les données sans qu’il soit nécessaire de répéter les examens. Il a été présenté par l’équipe du Pr Michael Cima, à l’Institut Koch for Integrative Cancer Research du MIT (Massachusets Institute of Technology) à Boston. Une expérience de quelques semaines menée avec succès chez la souris uniquement et dont les résultats sont publiés dans la revue Lab on a chip.

Chez l’humain, pareille avancée permettrait ainsi d’éviter aux patients des biopsies et des IRM à répétition, tandis que les médecins pourraient ajuster au mieux les traitements en fonction de l’évolution du cancer, et les modifier au plus vite en cas d’échec. “Nous voulions mettre au point un dispositif qui enverrait rapidement un signal chimique renseignant sur ce qui se passe dans la tumeur“, explique le Pr Michael Cima dans le communiqué du MIT.

Deux biomarqueurs liés à la réponse de la tumeur au traitement ont été retenus pour le suivi par les microcapteurs fournissant les données en temps réel : le pH (l’acidité du milieu) et l’oxygène dissous. Soumis à une chimiothérapie, un tissu cancéreux devient en effet plus acide et on sait qu’il se développe plus facilement dans des conditions de faible teneur en oxygène. Il y a 4 ans, l’équipe avait déjà mis au point un capteur implantable similaire qui pouvait être lu par un scanner IRM.

Le boîtier du capteur, en plastique biocompatible, contient un circuit capable de communiquer sans fil avec un dispositif de lecture externe. Les données recueillies se sont montrées fiables, tout à fait en phase avec l’évolution de la tumeur. Ce qui encourage les chercheurs à amorcer des essais chez l’homme. Outre cette application médicale, les scientifiques en prévoient déjà bien d’autres, notamment la surveillance de l’environnement, avec la mesure de l’acidité des eaux.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : Sciences et Avenir



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