Santé maternelle et infantile : Des ONG interpellent les partis politiques

La campagne « Ma voix, la santé des enfants », initiée par une coalition de 10 organisations non gouvernementales (ONG), a été présentée à la presse ce vendredi 21 août  2015 à Ouagadougou. Elle a pour objectif de plaider auprès des partis politiques pour la prise en compte  de la santé des plus vulnérables, les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes ou allaitantes  à travers l’exemption de paiement des soins dans leur programme.

La coalition des organisations non gouvernementales pour la campagne « Ma voix, la santé des enfants » entend profiter de la période électorale pour emmener  les potentiels futurs décideurs du Burkina à intégrer la santé des plus vulnérables, les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes ou allaitantes dans leur programme de société.

 Elle consiste à l’exemption de paiement de soins, « la levée des barrières financières » pour cette catégorie par l’adoption d’un budget adéquat. Selon les estimations de Salif Konaté, directeur pays de Save the Children International, porte-parole des ONG, cela pourrait sauver 30 000 enfants par an et il faut 2700 f CFA par enfant et par an, soit 1,5% du budget de l’Etat.

Salif Kaboré, directeur pays de l'ong Save the children international, porte parole de la coalition pour la campagne ma voix, la santé des enfants.
Salif Kaboré, directeur pays de l’ong Save the children international, porte parole de la coalition pour la campagne ma voix, la santé des enfants.

« Nous pensons que les ressources financières constituent une barrière pour la santé des personnes vulnérables et plus particulièrement celle des enfants.

Dans certaines localités, notre expérience  a montré  que la visite des enfants dans les centres de santé se faisait une fois tous les deux ans. Mais quand on a commencé l’exemption de paiement des soins, ils viennent deux à trois fois par mois dans les centres de santé. Ce qui va de ce fait limiter la mortalité infantile », explique-t-il.

Pour ce faire, la coalition dans un premier temps a entrepris des rencontres de plaidoirie auprès des partis politiques candidats aux élections.

 « La bonne nouvelle, dit-il, c’est que la plupart des partis politiques que nous avons déjà rencontrés ont accepté de l’intégrer dans leur programme ou l’avaient déjà intégré et y tiennent à cœur ».

Une série d’activités sont prévues avant, pendant  et après la campagne à cet effet.

 Ce sont, entre autres,  des sorties de terrain avec des partis politiques pour constater le bien fondé du projet sur des sites pilotes, des conférences débats télévisés avec les candidats, le suivi-évaluation de la tenue effective des promesses dans les 100 premiers jours  après l’élection du candidat.

Le lancement de la campagne est prévu pour le jeudi 27 août au SIAO précédée d’une caravane de graffiti des enfants.

La coalition des 10 ONG comprend Action Contre la Faim Amnesty International, Asmade, Family Care International, Help, l’Institut National Démocratique pour les Affaires Internationales, Médecin du Monde, Save the Children, le Secrétariat Permanent des Organisations non Gouvernementales et Terre des Hommes.

Revelyn SOME

Burkina24



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