Elections au Burkina : La CENI sollicite l’expertise de l’OIF pour auditer le fichier électoral

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Les acteurs du processus électoral, notamment la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les partis politiques, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers impliqués dans l’accompagnement du processus électoral au Burkina, se sont retrouvés ce mardi 25 août 2015 à Ouagadougou, dans le cadre d’une réunion inaugurale sur l’audit du fichier électoral. Cette analyse « pointue » d’environ 10 jours du fichier électoral est confiée à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) qui a fait appel au président du Réseau des compétences électorales francophones (RECEF), Siaka Sangaré.

Le processus électoral au Burkina amorce sa dernière ligne droite et nécessite, sans doute, de la part de tous les acteurs, une attention soutenue pour un aboutissement satisfaisant et accepté par tous. C’est cette quête de satisfaction qui a motivé la CENI à solliciter l’expertise de l’OIF pour auditer le fichier électoral.

« Nous lui avons demandé d’en évaluer la fiabilité et le cas échéant, de nous faire les recommandations idoines pour qu’il réponde à tous les standards internationaux de sérieux, de sécurité et de fiabilité. Cela nous paraît instituer une garantie supplémentaire pour renforcer la confiance entre les parties prenantes et crédibiliser davantage le processus en cours », a révélé le président de la CENI, Me Barthélémy Kéré.

Le Général Siaka Sangaré
Le Général Siaka Sangaré

Au cours de la réunion inaugurale sur cet audit du fichier électoral, ce mardi 25 août, Me Kéré dit « attendre de cette mission de l’OIF conduite par le Malien pétri d’expérience en matière électorale, le Général Siaka Sangaré, un travail indépendant, systématique, professionnel et transparent ».

Siaka Sangaré, le « Malien qui fait les élections en Afrique »…

Pour sa part, le représentant de l’OIF au Burkina, Saïdou Kane, n’a pas manqué de rappeler que la contestation du fichier électoral demeure une contestation par avance du processus électoral et des résultats du scrutin, germes d’un avenir conflictuel pendant et après les élections. « Chose qu’il faut éviter à tout prix au Burkina », dit-il en reprenant les termes de Me Kéré.

Conduite par le président du RECEF, Siaka Sangaré, la mission chargée de l’analyse « pointue » du contenu du fichier électoral au Burkina est notamment composée d’un expert juriste, le directeur des opérations électorales de la RD Congo, Ronsard Malonda et d’un expert en biométrie ayant travaillé sur le fichier de la Guinée et du Mali, Honoré Dembélé.

Siaka Sangaré à la tête de la mission qui va durer une dizaine de jours, s’est dit « être sur un terrain connu au Burkina ». Ses méthodologies : les revues documentaires, tests de conformité pratique, revue du cadre légal, revue du cadre réglementaire, examen et analyse.

En rappel, pour le compte de l’OIF, le Général Sangaré a entre autres supervisé des élections au Togo et audité les fichiers électoraux au Tchad, en Afrique Centrale, à Madagascar. Considéré par certains comme le « Malien qui fait les élections en Afrique », il est devenu tel « une référence africaine » et est régulièrement consulté par les organisations internationales pour superviser des fichiers, conseiller ou aider des pays.

Noufou KINDO

Burkina24



Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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