Bi-Nabié rend hommage aux douaniers

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Bi- Nabié, de son vrai nom Bi-Yékè Nabié, inspecteur divisionnaire des douanes a présenté son troisième album, le jeudi 27 août, à Ouagadougou. Titré « Baobo », l’album est composé de 4 titres et deux remix. C’est une fusion de rythmes modernes et traditionnels, chanté en mooré, français et bwamu. Autorités douanières, amis et familles ont effectué le déplacement pour soutenir l’artiste.

Extrait vidéo de la dédicace

Burkina24

L’album « Baobo » est né pour combattre les stéréotypes qui entourent le douanier et la douane,  considérée comme le sanctuaire de la corruption. Pour Bi-Nabié, les douaniers risquent leur vie tous les jours dans l’exercice de leur fonction. Le titre « Douaniers »,  un hommage aux douaniers, disparus vient l’illustrer.

Bi-Nabié, douanier et artiste musicien
Bi-Nabié, douanier et artiste musicien

« C’est un clin d’œil à moi-même. Il s’agit de dire aux gens qu’ils ont beau dénigré la douane, …ils auront toujours besoin de la douane. Ce n’est pas pour vanter la douane. C’est pour dire qu’il faut tenir compte de l’environnement.

Chassez tous les douaniers et vous emmenez des saints, je vous assure qu’en moins d’un an,  ils seront corrompus. C’est mon message principal. ..ça me fait mal qu’on nous stigmatise… Nous résistons tant bien que mal. », explique l’artiste.

Mais dit-il, ce message n’est pas une manière de dédouaner les douaniers corrompus. Autour de la problématique principale de l’album qui est le travail, l’artiste développe des sujets comme la corruption, la solidarité, le civisme.

A travers « Baobo », le labeur, le titre même qui donne le nom de l’album, chanté en bwamu et en français, il rappelle que la vie est un combat difficile et tout le monde souhaite et recherche la justice mais certains, à l’image du douanier, sont stigmatisés.

L’album « baobo » est une auto production, révèle son auteur. Mais il a bénéficié du soutien de la hiérarchie de la douane pour sa réalisation, ajoute-t-il.  En témoigne la présence du directeur général de la douane, Adama Sawadogo, qui n’a pas manqué de dire toute sa reconnaissance à l’artiste pour tout ce qu’il entreprend pour rehausser l’image de la douane.

« Au-delà du rythme très dansant inspiré de notre terroir, il magnifie l’administration des douanes et contribue également à sensibiliser les populations sur les missions dévolues à notre administration », explique le “boss” de Bi-Nabié.

Outre le fait qu’elle soit une institution fiscale et économique, la douane démontre par cette cérémonie,   qu’elle s’intéresse au développement culturel du pays.

Revelyn SOME

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