Verdicts du Conseil Constitutionnel, une preuve pour poursuivre les recalés en justice, selon Abdoulaye Derra

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Dans cette analyse, Abdoulaye Derra, un économiste, analyste financier comptable, enseignant et spécialiste en questions géostratégiques, pense que les récentes décisions du Conseil constitutionnel « constituent une grosse preuve pour poursuivre les recalés en justice pour violences, coups et blessures, assassinats et complicités d’assassinats des 30-31 Octobre 2014 ». Selon lui, ces recalés peuvent être poursuivis soit devant la Haute Cour de Justice ou devant les Tribunaux qui siéent pour les chefs d’inculpation suscités.

Par le présent, je voudrais rendre un vibrant hommage au Conseil Constitutionnel, qui est en train de s’assumer du joug politique. Félicitation à toute la société civile, aux « bramogos » (les jeunes qui luttent pour le bien dans une ville, un pays, un quartier, terme Dioula)  de la république,  dignes fils du Burkina qui nuit et jour, luttent pour une véritable démocratie où les institutions et les lois seront craintes que les individus et les tout- puissants sous « l’ère blaisiste ».

Je voudrais que nous tirions une conséquence juridique des décisions du conseil constitutionnel. Ces décisions, si besoin en était, constituent une grosse preuve pour poursuivre les recalés en justice pour violences, coups et blessures, assassinats et complicités d’assassinats des 30-31 Octobre 2014. Ils peuvent être poursuivis soit devant la haute cours de Justice ou devant les tribunaux qui siéent pour  les chefs d’inculpation suscités.

Un appel est lancé aux vaillants juristes du Burkina pour voir devant quel tribunal nous devrons conduire ces arrogants pour des condamnations adéquates (peine d’inéligibilités de 20 ans, des prisons fermes d’au moins 5 ans, des amendes…) Au vu des décisions du Conseil constitutionnel, ils sont coauteurs des morts et blessés de l’insurrections. Ils sont passibles de poursuites.

Que l’arrogant et le parvenu Eddie Comboigo sache que de nouvelles poursuites s’ouvrent sur lui et ses contrebandiers et qu’il n’est pas encore sorti de l’auberge et qu’il cesse d’insulter le Burkina d’État voyou. On se demande si le ministère de la sécurité travaille depuis le départ de Barry?

La réussite de ce monsieur est  un long fleuve fait de passe-droits, de combine, de corruption, d’arrogances, de clientélisme, de népotisme, de trafic d’influence…  Il n’a jamais rien acquis à la sueur de son front, il est un exemple parfait de parvenu.

Nous comprenons très bien maintenant pourquoi le Burkina ne pouvait pas décoller : car avec des individus pareils comme députés, le Burkina ne pouvait pas espérer se développer. Un grand hommage encore aux martyrs des 30 et 31 Octobre qui ont permis au Burkina de sortir de sa nuit noire, ténébreuse d’enfoncement pour voir le soleil et prendre des pas de développement.

Vivement que la combativité burkinabè serve de leçons à toute l’Afrique et extenso le monde entier partout où la loi et la démocratie sont foulées aux pieds. En attendant le combat continue permanemment même après l’élection présidentielle. Nous travaillerons toujours pour défendre l’opprimé, l’exploité, dénoncer et combattre fermement l’injustice, la corruption et les passe-droits.

Vive le Burkina Faso, vive les dignes fils du Burkina.

Abdoulaye Derra

Economiste, Analyste-financier-comptable

Admin.Sces. Fciers

Enseignant et Spécialiste en questions géostratégiques

B24 Opinion

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