Le RVCC forme pour mettre un terme aux produits « inadaptés aux besoins du consommateur »

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Le Réseau de veille sur la commercialisation des céréales (RVCC) a organisé au profit d’une douzaine de ses relais et de bien d’autres acteurs œuvrant dans le domaine de la commercialisation des produits céréaliers une formation. Elle s’est déroulée dans la ville de Koudougou du 20 au 22 Aout 2015. Ces participants venus des différentes régions du pays ont été outillés pour répondre aux exigences de la chaîne de valeur ajoutée (CVA).

Longtemps considérés comme « inadaptés aux besoins du consommateur », les efforts des producteurs se révélaient inadéquats vis-à-vis de la demande.

Et c’est justement pour permettre aux producteurs de rentabiliser leur exploitation par l’apport de réponses appropriées aux exigences du marché que le RVCC a initié cette session de formation à leur intention. « Dans une logique chaîne de valeur, on sait pourquoi on produit, on dispose d’une garantie et le producteur lui-même est libéré dans la mesure où il n’a pas de problème de commercialisation », fait savoir Moise Kaboré, membre du RVCC et formateur.

Cette rencontre a donc servi de cadre pour montrer les enjeux d’une orientation basée sur l’analyse chaîne de valeur en comparaison à l’analyse filière et de donner aux participants les différentes étapes d’une analyse chaîne de valeur.

Les notions d’analyse des options de financement possible dans une logique chaîne de valeur ont aussi été incluses de même que le passage en revue du rapport provisoire de l’étude sur la chaîne de valeur afin d’apporter les critiques nécessaires à l’amélioration dudit rapport.

« La transformation peut tirer la production. Au lieu de produire pour écouler, il faut demander de quoi le marché a besoin et à partir de là produire », a dit Jules Zongo, producteur agricole dans la région de l’Est et membre du RVCC. Booster le revenu des producteurs est donc conjointement lié à l’écoulement de leur production.

Pour y arriver, la nécessité sied d’associer les autres acteurs de la chaîne que sont les commerçants et les transformateurs.

Pour Moise Kaboré, une personne ressource,  il est temps pour les producteurs de laisser tomber les anciennes pratiques. « C’est le marché qui guide tout. Aujourd’hui on est plus dans l’autosuffisance alimentaire », rappelle Moise Kaboré.

Pour ces relais issus de 12 régions et les autres acteurs issus de la commercialisation présents lors de la formation sur la CVA, il n'y a nul doute que les efforts doivent être conjugués.
Pour ces relais issus de 12 régions et les autres acteurs issus de la commercialisation présents lors de la formation sur la CVA, il n’y a nul doute que les efforts doivent être conjugués.

Selon lui l’augmentation du revenu des acteurs, devrait être le premier objectif des autorités dans la mesure où c’est ce qui assure la sécurité alimentaire. Toujours selon Moise Kaboré, pour y parvenir, l’Etat devrait apporter l’expertise nécessaire aux producteurs pour l’écoulement des produits conformément à la logique d’une chaîne de valeur ajoutée.

Cela pourrait éviter au producteur de brader ses biens. « Si on assure un revenu conséquent au producteur, il fait face à ses besoins et donc il se retrouve dans un cercle vertueux plutôt que dans un cercle vicieux », a-t-il ajouté pour finir.

Oui Koueta

Burkina24

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