Déclaration du Mouvement du N23: “Condamnons avec la dernière force cet acte de terrorisme”

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Le Mouvement du N23, OSC, de la diaspora burkinabè conduit pas son leader Moumouni Pograwa, à travers cette déclaration condamne la prise du pouvoir au Burkina Faso par les militaires. 

Depuis l’avènement de la transition suite au soulèvement populaire des 30 et 31 octobre 2014, certains compatriotes qui pour des raisons qui leurs sont propres n’ont pas entériné le nouveau virage démocratique que notre peuple a souverainement dessiné pour son  avenir prenant ainsi son destin en main.

Cette position que nous qualifions de négationnisme notoire de la démocratie, les a poussés à quatre reprises à prendre en otage la transition politique en cours, ses institutions et un peuple de plus de 16 millions de burkinabé.

Voilà que lors du conseil des ministres ordinaire de ce mercredi 16 Septembre 2015, une fois encore, le Régiment de la Sécurité Présidentiel «R.S.P» a fait parler encore de lui en prenant en otage le Président de la Transition, le Premier ministre, deux ministres du gouvernement et même append t’on certains de nos camarades et frères de la société civile.

Il s’en ait suivit un affrontement avec des jeunes et une déclaration à la télévision d’Etat consacrant ainsi la thèse du coup d’Etat opéré par le Régiment de la Sécurité Présidentiel «R.S.P» avec à sa tête le Général GILBERT DIENDERE.

Le N23, qui est le plus grand mouvement de la société civile de la diaspora burkinabé, dans un élan patriotique et d’action citoyenne,  jouera son rôle sur le plan international.

Par conséquent, nous le N23 :

  • Condamnons avec la dernière force cet acte de terrorisme d’un autre âge perpétré par les éléments Régiment de la Sécurité Présidentiel «R.S.P» soutenu dans ses actions par des hommes politiques de l’ancien régime de Blaise COMPAORE tapis dans l’ombre.
  • Exigeons la libération immédiate et sans condition ni préalable des personnes enlevées et séquestrées
  • Exigeons le rétablissement immédiat des autorités de la transition dans leurs fonctions respectifs et le respect du calendrier électoral consensuel établi par tous les acteurs
  • Réclamons le respect de la constitution et de la charte de la transition
  • Exigeons la cessation des violences et les menaces perpétrées sur les manifestants à mains nues et sur les acteurs de la société civile
  • Demandons le respect de la liberté de la presse et de sa protection
  • Réclamons le respect des droits de tous les citoyens.
  • En appelons à toute la communauté internationale à prendre dans l’urgence toutes les mesures contraignantes afin d’obliger ces putschistes à quitter le palais présidentiel et à retourner dans leur caserne.
  • Remercions L’UNION AFRICAINE, LA CEDEAO, LES NATIONS UNIES, L’UNION EUROPEENNE et  LES ETATS UNIES pour la promptitude avec laquelle cet acte terroriste a été condamné et leur demandons de s’impliquer d’avantage pour mettre fin à une action moyenâgeuse qui n’a d’autre but que de servir les intérêts du CDP et ses sbires tapis dans l’ombre
  • Demandons à tous les burkinabé du monde à se mobiliser car le pays nous appelle, manifestez dans les sièges de vos organisations, associations, vos consulats et ambassades si possible, devant les organisations internationales pour faire entendre la position de la diaspora qui dit non, non et non à la forfaiture qui hypothèque  l’avenir de notre peuple.

VIVE LE BURKINA FASO

Abidjan, le 17 Septembre 2015

Pour la coordination générale

Moumouni POGRAWA



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