Le RAD s’exprime sur la situation nationale

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Ceci est une déclaration du Réseau d’action démocratique (RAD) sur la situation nationale.

Camarades

Le mercredi 16 septembre 2015, à exactement 25 jours des scrutins présidentiel et législatif du 11 octobre 2015, qui devraient parachever la période transitoire ouverte suite à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 au cours de laquelle, le peuple burkinabé, au péril de sa vie, à libérer le pays du joug du régime dictatorial du capitaine Blaise Compaoré installé sur les dépouilles du patriote Thomas Sankara et de ses compagnons ; le général Gilbert Diendiéré et une escouade de militaires du régiment de sécurité présidentielle (RSP) prenaient lâchement en otage le président Michel Kafando et l’ensemble du gouvernement. Cette prise d’otage, vile et indigne d’un officiel de notre prestigieuse et républicaine armée, a été transformée dès le lendemain jeudi 17 septembre en coup d’Etat.

Comme un seul homme, le peuple vaillant et intègre du Burkina Faso, qui a toujours rejeté la tyrannie, la barbarie et la servitude, s’est levé comme un seul homme pour s’opposer à cette forfaiture. A Ouagadougou ainsi que dans toutes les contrées de notre chère patrie, les démocrates ont dit non et sont entrés en résistance contre cette atteinte grave des institutions légalement et légitimement mises en place sur la base de la charte de la transition et de la Constitution.

Les raisons avancées par ce général pour justifier son coup de massue sur le processus de normalisation de notre démocratie sont sans fondement et sans aucun intérêt pour notre peuple. Ce qui explique son rejet par l’ensemble des patriotes et son condamnation par la communauté internationale.

La résistance et la lutte engagées par le peuple en cinq jours a indiqué clairement que le chemin de sortie de cette crise est le rétablissement immédiat des institutions de la transition et la poursuite du processus électoral. Ce processus électoral, faut-il le rappeler a déjà mobilisé tant d’énergie, de sacrifices et de moyens humains et financiers, consentis par les burkinabé et nos partenaires techniques et financiers.

Faut-il alors passer tout ceci à perte et profit au bénéfice d’un homme et son clan qui n’a visiblement pas apprécié que le peuple ait mis fin, en deux jours seulement de lutte, aux 27 années de règne de son maître. Le RAD dit NON, NON ET NON ! Les burkinabé refusent d’être les souffre-douleur d’un régiment à la solde d’un homme et sa famille. C’est ce qui justifie votre mobilisation et la lutte héroïque et patriotique que vous avez engagée au péril de votre vie.

Des compagnons et des innocents ont déjà perdu la vie, tués lâchement par les éléments du RSP qui sont plus des terroristes que des soldats. Les masques sont tombés.

Gilbert Diendiéré démontre, si besoin en était toujours, qu’il a toujours été un homme de paille de Blaise Compaoré. En prenant position derrière les putschistes et en décidant de soutenir, toute honte bue, le coup d’Etat, les responsables du CDP, certains de leurs militants et des responsables politiques en perte totale de vitesse ont montré qu’ils sont loin d’être des patriotes. Ce sont des fossoyeurs de la démocratie, des assassins de la jeunesse et des ennemis du peuple. Ils seront tenus solidairement pour responsables pour la mort de nos compatriotes et devront répondre de leurs actes le moment venu.

La CEDEAO, devant le péril occasionné par les putschistes, ont dépêché une mission de médiation dans notre pays. Une mission conduite par les président Sénégalais et Béninois Macky Sall et Yayi Bony.

Les différentes consultations ont abouti, semblait-il, à des avancées notables et le président Yayi Bony dans la soirée du samedi 19 septembre donnait rendez-vous aux burkinabé pour ce dimanche matin pour écouter la bonne nouvelle. Nous avions appelé le peuple à rester vigilant et à ne pas desserrer l’étau de la résistance.

Nous ne pensions pas si bien dire, car c’est un peuple plein d’espoir et qui répondant aux appels à se mobiliser à la Place de la Révolution qui s’est heurté à une forte présence des éléments du RSP.

Donc une sortie de crise compromise, en témoigne cette descente de militants du CDP accompagné d’éléments du RSP à l’hôtel Laïco afin d’agressé les présidents d’institutions, les membres de la délégation de la CEDEAO et les leaders des partis politiques et de la société civile présents sur les lieux dans le cadre de la médiation. Plus que jamais, le général putschiste n’a pas l’intention d’abdiquer ainsi que nous le laisser croire la sortie du président Yayi Bny.

Aussi plus que jamais, le RAD vous appelle à la mobilisation et à opposer à ces bandits de la démocratie la lutte et la résistance. Rien ni personne ne plus fort qu’un peuple débout et déterminé. Et cette bande constituée de Diendiéré, du RSP et du CDP ne prendront pas le dessus.

Le RAD appelle la communauté internationale à témoin et prendre des dispositions afin d’empêcher que les morts des innocents ne s’entassent davantage de tous ce qui précède le RAD exige :

1) la libération du Premier Ministre dans les 48 heures,

2) le retablissement des institutions de la transition

3)l’arrestation immédiate de Gilbert Diendiere

4)la dissolution du RSP

Casimir Sawadogo

Président du RAD



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