L’Institut Martin Luther King demande de privilégier le dialogue

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Ceci est une déclaration de l’Institut Martin Luther King sur la situation nationale au Burkina.

L’IEP-ML King notifie sa disponibilité aux plus Hautes Autorités de la Transition, pour lui apporter sa contribution et ses réponses à la crise secouant le Burkina Faso

L’Institut d’Etudes politiques Martin Luther King s’est approprié les causes de la lutte de son mentor de renommée historique et mondiale, Martin Luther King.

Dans la non-violence, Martin Luther King a lutté intelligemment et victorieusement au côté des faibles, des défavorisés, en d’autres termes, de la majorité écrasante du Peuple, contre l’inégalité, la ségrégation raciale, et pour la démocratie et toutes ses vertus que sont entre autres, la liberté et la paix.

La situation qui prévaut au Burkina Faso, est un défi fait à l’intelligence, à la compétence ou expertise politique, juridique, sociologique (…) et en relations internationales de tous les fils et filles de notre belle nation et à l’Afrique toute entière, dépouillé de barbarie en ce début du 21ème siècle.

En pareille circonstance, s’abstenir de prendre la parole, s’est visiblement, proclamer silencieusement son incapacité ou sa pleutrerie ! Nous ne voulons pas faire partie honteusement de ce nombre !

Au contraire, nous estimons avec humilité, avoir tous ses attributs positifs, face à un défi aussi immense, menaçant la patrie dans son honneur, sa dignité, sa paix, son image de marque et la vie chaque citoyen.

En rappel, par notre représentant moral, précisément en date du 10 juillet 2015, lors de la dernière crise réputée RSP/Zida, nous n’avons pas manqué d’attirer l’attention par anticipation, des plus hautes autorités habilitées au palais de Kosyam, de réfléchir sur le sujet de l’AMNISTIE. La principale raison de cette alerte vient de notre conviction que le sang et la vie d’humain demeurent sacrés ! A ce titre, tout devrait être fait pour éviter un nouveau sacrifice insensé d’une fille ou d’un fils de la nation. Hélas, le Peuple pleure encore et de nouveaux morts et nombreuses victimes blessées. De même, l’actualité brûlante renvoie sur toutes les lèvres, ce sujet de l’AMNISTIE, marqué par son rejet catégorique par le vaillant Peuple burkinabè.

Ces défis lancés au Peuple dans son ensemble, ne peuvent être relevés avec l’incompétence et l’amateurisme. Ils nécessitent non seulement de la compétence, mais aussi l’engagement et le sacrifice pour sa nation, pour son Peuple. Cette vertu assez rare, explique pourquoi, beaucoup, connus comme experts en moments paisibles, restent totalement invisibles en ces périodes troubles, exigeant un haut sacrifice patriotique !

Les partis politiques, faute de déclaration publique commune, portée à notre connaissance suite à leur réunion de crise annoncée par la presse le lundi 21 septembre, ont montré leur incapacité à pouvoir s’entendre pour parler d’une même voix. Chacun d’eux reste égoïstement convaincu, qu’il ne peut apporter le bonheur aux filles et fils du Burkina Faso, qu’en cheminant presque seule, sacrifiant ainsi, un minimum de base d’entente patriotique solennel, dans l’intérêt du pays.

Nous revenons pour rappeler aux plus hautes autorités de la Transition que vu les enjeux, aucune voix n’est de trop, ni négligeable, quand surtout, elle vise à apporter des réponses intelligentes dans l’intérêt du Peuple.

Dans le cadre des réponses dont nous disposons, dans notre premier point, nous appelons les Forces de défense républicaines, à privilégier le dialogue, pour une sortie de crise pacifique et à retarder le plus possible, les tirs pouvant venir d’elles, pour limiter sa mise en cause dans le déclenchement des hostilités armées avec certains éléments du RSP.

La circonstance nationale tendue, nécessitant une grande discrétion stratégique, nous gardons aussi discrètement nos propositions à ce titre, et réitérons notre disponibilité à aider le pouvoir légitime de la Transition, à se remettre sur pied le plus tôt possible.

Que Dieu bénisse notre patrie et le préserve de l’effusion de sang et de la confrontation armée entre frères et sœurs de l’armée.

Que la démocratie triomphe pour l’intérêt général dans notre pays !

Dignité et souveraineté au Peuple burkinabè et au Peuple africain !

Unité, Progrès, Justice.

Pour la Direction exécutive

IEP-ML King

 

Idrissa Diarra

[email protected]

Burkina Faso, le 22 septembre 2015.



B24 Opinion

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