CPI : comparution d’Ahmad Al Faqi Al Mahdi

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Ahmad Al Faqi Al Mahdi, leader d’un groupe islamiste malien lié à Al-Qaïda, a été transféré dans la nuit du vendredi 25 au samedi 26 septembre au centre de détention de la CPI, à La Haye en Hollande, a rapporté l’AFP et relayé par la Voa.

Il est soupçonné d’avoir pris part à la destruction en 2012 de mausolées à Tombouctou, comparaîtra mercredi devant la Cour pénale internationale, qui instruit son premier dossier pour destruction d’édifices religieux et de monuments historiques.

Dans un communiqué de la CPI, il est indiqué que “La première comparution d’Ahmad Al Faqi Al Mahdi (…) aura lieu le mercredi 30 septembre”.

Cette audience vise principalement à informer le suspect des crimes de guerre qui lui sont imputés, de vérifier son identité ainsi que la langue dans laquelle il peut suivre les procédures, selon la même source.

La CPI pourrait également fixer ce mercredi 30 septembre, la date de l’audience de confirmation des charges, étape de la procédure devant déterminer si le dossier du procureur est assez solide que pour mener à un procès.

Selon l’AFP, M. Al Faqi est le premier suspect arrêté dans l’enquête de la CPI ouverte début 2013 sur le Mali et portant sur les exactions commises par les groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

L’on se souvient qu’en mars-avril 2012, ces derniers avaient pris le contrôle du nord du Mali après la déroute de l’armée face à une rébellion à dominante touareg.

Al Faqi, un Touareg également connu sous le nom d’Abou Tourab, avait été remis à la CPI par les autorités du Niger. Aucune précision n’a été donnée sur la date ou les circonstances de son arrestation.

Il est soupçonné d’avoir dirigé “intentionnellement” des attaques contre dix bâtiments (neuf mausolées et une des trois plus importantes mosquées de la ville, Sidi Yahia) consacrés à la religion et des monuments historiques dans la vieille ville de Tombouctou, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité.

“La cité des 333 saints” était restée d’avril 2012 à janvier 2013 sous le contrôle de groupes islamistes armés qui l’avaient défigurée.

Le motif de ces démolitions selon ses acteurs était de combattre toute vénération des saints considérée comme de “l’idolâtrie”.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : Voa avec avec AFP

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