Arrestation de Gilbert Diendéré : « Une occasion pour faire la lumière sur les crimes récents et antérieurs du RSP », selon l’AJIR

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L’Alliance des jeunes pour l’indépendance et la République (AJIR), a tenu un point de presse, ce samedi 03 octobre 2015 à Ouagadougou, pour donner sa lecture de la situation nationale. Pour le parti du candidat à l’élection présidentielle Adama Kanazoé, l’arrestation du général putschiste, Gilbert Diendéré offre l’opportunité de faire « toute la lumière sur les crimes commis par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP)».

Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), depuis 1995, date à laquelle il a vu le jour, a été mis en cause dans de nombreux crimes qui sont restés jusque-là impunis, selon l’AJIR.

Au nombre de ces dossiers de crimes de sang figurent celui du président Thomas Sankara, de Jean Baptiste Lingani, Henri Zongo, Oumarou Clément Ouédraogo, Guilaumme Sessouma, Dabo Boukary, David Ouédraogo, Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune et de Salifou Nebié, a indiqué le secrétaire général du parti, Ablassé Segda dans sa déclaration liminaire.

Si jusque-là, ils peinent à être élucidés, pour l’AJIR, l’arrestation du « cerveau du putsch » Gilbert Diendéré est « l’occasion idéale pour savoir davantage sur tous ces crimes » et « rendre enfin justice à toutes les victimes et leurs ayants droits ».

Revenant sur le putsch intervenu le 16 septembre dernier, l’AJIR a rappelé que son président, Adama Kanazoé fut l’un des premiers à condamner, non sans risque, le coup de force du RSP.

Tout en réaffirmant cette position, elle a exigé que « toutes les personnes impliquées dans cette tentative de remise en cause des institutions de la République soient poursuivies et punies à la hauteur de leurs actes, dans le cadre de procès justes et équitables ».

Elle préconise par ailleurs qu’il soit érigé une « sépulture » pour les victimes du putsch et qu’elles soient également élevées au rang de « martyrs de la Nation ».

Du reste, le parti a invité tous les Burkinabè à privilégier « l’Etat de droit et la démocratie vraie afin d’aller vers des élections apaisées, crédibles et transparentes ».

Mamady Zango (Stagiaire)

Burkina24

Rédaction B24

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