10 choses à savoir pour étudier en France

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La rentrée académique est en cours  au Burkina Faso et en France. C’est dans ce cadre  que Burkina 24 a rencontré Hyacinthe ZOMBRE. Il est étudiant en finances mais aussi le président de l’Association des étudiants et sympathisants burkinabè de Bordeaux (ASSESYB). Il répond à dix questions avant d’étudier en France.

1- Concernant la qualité des études, conseillerez-vous aux futurs étudiants de s’inscrire dans une université publique ou une école privée ?

Les études en faculté et en école privée sont bien dans l’ensemble. Tout dépend de la formation que vous désirez faire.

Pour des études en droit et économie,  les Universités sont les mieux indiquées et l’université de Bordeaux est par exemple réputée pour cela. Par contre,  pour des études par exemple dans le domaine commercial et/ou de l’ingénierie, les écoles seront plutôt adaptées et pouvant faciliter l’obtention de stage, le suivi.

2- Pour l’intégration de ces écoles ou universités, existe-t-il une équivalence de diplôme entre les systèmes académiques des deux pays ?

Il existe une certaine équivalence entre les diplômes burkinabè et français étant entendu que nous avons hérité du système éducatif français. En effet, avec le baccalauréat ou le BTS ou même une licence, etc., l’étudiant burkinabè pourra venir poursuivre ses études.

Par contre, il n’est pas exclu que dans leur processus de sélection, certaines écoles ou universités proposent à certains candidats de reprendre une année parce qu’il lui manque par exemple des prérequis.

3- Sur le choix de la localité : Étudier dans une grande ou une petite ville ? Qu’est-ce que vous pourrez suggérer à ceux qui hésitent?

Les études en grande ou petite ville n’a pas vraiment d’importance, le plus important est bien sûr le type de diplôme recherché et la réputation de l’école et l’université. Il Faudra néanmoins tenir compte du coût de la vie dans la vie dans certaines grandes villes; Paris reste quand même relativement chère mais concentre un grand nombre d’offre d’étude. Des villes comme Lyon, Toulouse et Bordeaux restent relativement attractive vis-à-vis de leurs offres en termes de possibilités d’étude et du coup de la vie.

4- Combien coûtent en moyenne les frais de scolarité en première année d’étude universitaire ?

En moyenne les frais de scolarité en première année d’études universitaire sont en général entre 500 et 600 euros pour les non-boursiers. Pour les boursiers, c’est légèrement en dessous.

Dans les écoles, qui sont pour la plupart privées, ce montant est multiplié par 10. Et une fois encore le montant exact dépendra du diplôme recherché et de la réputation de l’école.

5- En plus du coût de la scolarité, comment déterminer le budget pour la première année ?

Pour l’obtention du visa, l’ambassade exige un minimum de 615€ par mois pour les frais de subsistance soit un total d’environ 7500€ par an. Ce montant est à reconsidérer dans les villes comme Paris qui sont plus chères en prévoyant environ 100€ de plus par mois.

Les étudiants peuvent bénéficier une fois sur place d’aide au logement auprès de la CAF (ndlr : Caisse d’Allocation Familiale). Cette aide est calculée par la CAF en fonction du loyer et des revenus. Elle est en moyenne de 150€\mois et s’avère très utile pour permettre aux étudiants de joindre les deux bouts car le loyer est la part la plus importante de leur budget.

6- Existe-t-il des filières d’étude que ne peuvent pas suivre les étudiants étrangers ? Nous pensons par exemple à la Médecine qui ne serait pas accessible pour les étrangers dans certains pays ?

De manière globale en France, toutes les filières d’études sont accessibles. Cela dépend des conditions à remplir (formation antérieure et moyenne par exemple) et les délais pour y avoir accès.

7- Pour le financement de ces études, un étudiant étranger a-t-il la possibilité de travailler pour payer ses études ?

Oui, mais il ne doit pas dépasser un certain nombre d’heures de travail par an imposé par la loi française.

Le titre de séjour étudiant  vaut donc autorisation de travail dans la limite de 60% de la durée annuelle du temps de travail en France.

8- Dans le même cadre que la question précédente, savez-vous s’il existe des possibilités d’avoir une bourse une fois en France ?

A mon avis il n’y a quasi pas de possibilité d’avoir une bourse une fois en France, sauf dans le cas où vous avez déjà une bourse du pays qui vous procure plus d’avantage. Exemple une part d’APL plus importante (ndlr : Aide Personnalisée au Logement de la CAF).

9- Dans le cadre de ces déplacements, les réseaux de transports en commun sont-il suffisamment adaptés ou faut-il acheter une voiture ?

En France, les réseaux de transports en commun sont suffisamment adaptés pour les déplacements dans les villes.

10- Quelles sont les erreurs à éviter dans la recherche d’appartement ?

Avant de chercher dans le parc privé qui est plus cher, il faudrait essayer de postuler  pour des logements étudiants du CROUS.  De plus, il ne faut pas penser que trouver un logement est facile. Parler de sa recherche et éviter de s’esseuler permettront de constituer un dossier plus solide avec l’aide de tous, par exemple pour trouver un garant.

Enfin, dans la constitution de son dossier soit pour le logement ou pour la CAF, éviter de dissimuler certaines informations, il faut juste être honnête.

Une fois les formalités d’inscription et de recherche de logement terminées, il ne faut surtout pas oublier les formalités administratives pour  l’obtention de son titre de séjour. Ces démarches sont indispensable et peuvent être longues et fastidieuses d’où l’importance de les commencer au plus tôt.

Entretien réalisé par HDLC

Burkina 24  



Hubert DeLorenzo COMPAORE

Correspondant de Burkina 24 en France

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