Crise des cités universitaires : Il faut « des concessions pour sauver Zogona », (FEDES)

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La récente crise des cités universitaire était l’objet de la conférence de la Fédération des élèves et étudiants sankariste (FEDES) de l’UNIR/PS ce mercredi 4 novembre 2015. La Fédération a tenu à informer l’opinion nationale que toute aggravation de la situation à l’Université de Ouagadougou n’épargnera personne.

« Nous ne voulons pas savoir qui a tort ou qui a raison. Ce que nous voulons, c’est que les deux parties (étudiants, et personnel du Centre national des œuvres universitaires, NDLR) puissent dialoguer et trouver une solution ». C’est la substance du message de Issaka Ouédraogo, président de la Fédération des élèves et étudiants sankariste (FEDES) de l’UNIR/PS.

La fédération des élèves et étudiants sankariste (FEDES) de l’UNIR/PS, affirme ne pas vouloir prendre parti dans la crise qui oppose les étudiants aux responsables de CENOU, mais « déplore vigoureusement tout de même la manière dont est née la crise et sa gestion en cours ».

Ainsi, par la voix de son président, la Fédération dit condamner « le silence du gouvernement et le cadre de concertation des partis politiques » et rappelle aux partis politiques en lice pour les scrutins que ce sont ces mêmes étudiants « délogés et sans abris » qui sont les électeurs.

Elle invite les protagonistes à enterrer la hache de guerre et à faire « prévaloir l’intérêt supérieur de la nation. Ni les étudiants encore moins les responsables de CENOU ne sortiront gagnant dans cette situation », a indiqué Issaka Ouédraogo, président de la FEDES.

Selon toujours ce dernier, « chacun des protagonistes devra faire des concessions pour sauver Zogona, qui, depuis deux décennies durant est sous perfusion ».

A noter qu’au moment où se tenait la conférence de presse, des étudiants ont organisé une marche pour revendiquer de meilleures conditions d’hébergement. Ils ont quitté le terrain Dabo Boukary au sein de l’Université de Ouagadougou pour se rendre au Ministère des enseignements secondaires et supérieurs.

En rappel, avec le report de la date de la rentrée universitaire, des étudiants de la cité universitaire de Kossodo avaient forcé les portes des chambres en début octobre pour y élire domicile. Cela avait été condamné par le gouvernement et par le Centre national des œuvres universitaires (CENOU).

Yannick Sawadogo

Rédaction B24

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