Mali : Les Burkinabè commémorent l’AN I de l’insurrection populaire

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La jeunesse de la communauté burkinabè au Mali a toujours été dans la cadence des mouvements enclenchés au Pays des Hommes Intègres pour préserver la constitution et sauver la démocratie. C’est ainsi que, dans le cadre de la commémoration de l’an 1 de l’insurrection populaire au Burkina Faso, nos compatriotes du Mali étaient encore au rendez-vous.

Ce dimanche 1er Novembre 2015, la Jeunesse de la Communauté Burkinabè au Mali (J.C.B.M) a organisé à l’ambassade du Faso à Bamako une projection sur le soulèvement populaire de l’année dernière ainsi que sur l’ex Président du Faso Thomas Sankara. Mais avant, les participants ont pu suivre avec grand intérêt une conférence animée par Aminata Dramane Traoré, ex Ministre du Mali et militante altermondialiste. Le thème abordé était: « Insurrection populaire d’Octobre 2014 au Burkina Faso : quels enseignements pour la jeunesse africaine?  ».

La conférencière du jour n’a pas passé sous silence le coup d’état avorté du 16 septembre dernier orchestré par le Général Gilbert Diendéré et ses camarades. Pour la circonstance, Maliens et Burkinabè n’ont pas marchandé leur déplacement, à commencer par l’Ambassadeur du Burkina Faso au Mali, le Général Kodio Lougué.

« Le moment est si important que je me devais d’être présent ici aujourd’hui. Beaucoup de cérémonies sont actuellement en cours au pays et les plus hautes autorités y sont pleinement impliquées. C’est pourquoi je félicité la jeunesse burkinabè du Mali pour cette excellente initiative, pour son dynamisme et son patriotisme constants que j’ai pu observer depuis mon arrivée au Mali », a indiqué le diplomate burkinabè.

Plusieurs organisations de la société civile, plus de 10 partis politiques maliens, des élus ainsi que de nombreux responsables d’institutions se sont mobilisés pour l’évènement. Etaient présents également, l’ex Premier Ministre du Mali Moussa Mara, l’ex Président des parlements du Mali et de la CEDEAO le Pr Ali Nouhoum Diallo, le Dr Abdoulaye Niang et bien d’autres personnalités.

Plusieurs participants se sont dits moralement requinqués et très admiratifs en voyant les images de feu le Président Thomas Sankara et celles de la résistance populaire consécutive à la tentative de révision de la constitution par le régime Compaoré.

« Je suis venu par amitié pour le peuple burkinabè pour son courage et sa capacité à forger souverainement son destin. C’est aussi par sympathie pour le président de la jeunesse burkinabè Idrissa Dicko que je connais depuis plusieurs années pour son dynamisme dans le monde associatif ici alors même que je ne savais qu’il était burkinabè », témoigne l’ancien Premier Ministre du Mali, Moussa Mara.

Mais les témoignages de solidarité ne sont pas venus que de ce pays d’accueil des Burkinabè. Il y a eu par exemple un message envoyé par l’honorable Théophile Yombombé, député élu à l’assemblée nationale du Tchad. Pour le président de la jeunesse burkinabè du Mali, cette initiative est devoir patriotique que lui et ses compagnons se devaient de remplir.

« Nous n’avons pas cessé de suivre et d’agir chaque que la situation au pays l’exige. Contre la tentative de modification de l’article 37 et contre le coup d’état du RSP, nous avons toujours été au diapason des actions des forces vives pour dénoncer vigoureusement ces forfaitures qui ont toutes deux échoué. Personne ne nous a appelés depuis le Burkina pour nous suggérer quoi que ce soit.

C’est un appel de la patrie auquel nous avons répondu naturellement. Maintenant, à chaque fois que nous recevons les félicitations, nous faisons comme dans un mail, nous faisons suivre.

Nous les transmettons à nos compatriotes qui ont combattu sur place au Burkina. C’est vrai que la diaspora a joué sa partition mais c’est au Burkina que les choses étaient très dures. Les populations sont sorties jusque dans les plus petites villes.

Dans les grandes villes comme Ouagadougou, les gens sont sortis en hordes salvatrices et au prix du sang et de la sueur ils ont stoppé les dérives en cours. Le grand mérite leur revient donc et nous leur disons encore une fois, châpeau ! », explique Idrissa Dicko.

Correspondance particulière



B24 Opinion

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