Congo-Brazzaville : la nouvelle Constitution promulguée

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Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, a promulgué dans la soirée du vendredi 06 novembre, la nouvelle Constitution de son pays. Cette modification constitutionnelle est issue du référendum controversé du 25 octobre dernier. L’opposition dénonce une “précipitation” et réclame toujours des négociations avec le pouvoir, selon Jeune Afrique.

C’est au cours du journal de 20 heures à la télévision nationale que les Congolais ont appris, le vendredi 6 novembre, la promulgation de la nouvelle Constitution issue du référendum du 25 octobre et boycotté par l’opposition.

Dans la foulée, Aimé Emmanuel Yoka, ministre congolais de la Justice et des Droits humains, et Thierry Moungalla en charge de la communication et porte-parole du gouvernement congolais sont intervenus pour expliquer les conséquences de cette promulgation au peuple.

« La Constitution de 2002 a cessé d’exister et ne produit plus aucun effet » dès la promulgation de cette nouvelle Loi fondamentale, a martelé Aimé Emmanuel Yoka, précisant que le gouvernement actuel restait en place. « On ne peut pas imaginer un État sans gouvernement », a indiqué le ministre, n’excluant pas l’hypothèse d’un remaniement ou d’une nouvelle équipe gouvernementale. « Cela relève de la volonté du président de la République », a-t-il expliqué.

« Non respect du peuple », selon l’opposition

Du côté de l’opposition, la promulgation de la nouvelle Constitution a « surpris ». Contacté par Jeune Afrique, Guy-Romain Kinfoussia, porte-parole des deux principales plateformes du front anti-Sassou, le Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), dénonce un « non respect du peuple et des institutions de la République ».

« On ne peut aller si vite en besogne », a-t-il ajouté, dénonçant une « précipitation » du pouvoir alors que l’opposition continue à réclamer l’ouverture de négociations. Elle promet de se réunir « très rapidement » pour adopter une marche à suivre.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source: Jeune Afrique

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