Abdallah Ben Aziz Ouattara: « Je vote et je reste » est une source de désordre

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« Dénoncer les dérives », le Collectif pour un peuple uni (CPPU) s’y attèle. Face à la presse ce mardi 24 novembre 2015, les responsables du collectif ont déploré la position de l’Etat vis-à-vis de ses démembrements,  critiqué le déroulement des programmes de société des candidats à l’élection présidentielle et les financements « occultes » des Organisations de la société civile (OSC), toute chose qui pourrait conduire à des échauffourées au soir des élections, compromettant ainsi la stabilité du pays.

Abdallah Ben Bafa Azise Ouattara, en sa qualité de coordonnateur du CPPU, déplore l’état de dégradation des infrastructures routières qui ne favorisent pas l’envol de l’économie burkinabè. Des concessionnaires comme l’ONEA (eau), la SONABEL (électricité) et l’ONATEL (télécommunications) sont dans sa ligne de mire.

Il les accuse d’être les principaux responsables de la dégradation des infrastructures routières urbaines et nationales dans le cadre de leurs travaux d’extension. Il cite des devantures telles que celles de Ran Hôtel et de la Police Nationale et le rond-point de la Patte d’oie.

« Il n’y a aucune concertation entre les concessionnaires et cette collectivité territoriale pour les travaux de raccordement », a décrié Abdallah Ben Bafa Azise Ouattara.

L’occupation des voies publiques par les clients des différents maquis à Ouaga, l’éclairage de certaines voiries par des lampes solaires et les offres des opérateurs de téléphonie mobile ne sont  pas restés en marge.

Le CPPU a également décrié le mode de sélection et d’implication par des organisations comme le PNUD, Diakonia et le NDI  et de financement des OSC  en cette période de campagne électorale.

« Si à tout moment, c’est l’autre personne qui tient la commande, c’est pas bon. Il faut que souvent, qu’on laisse les autres OSC s’exprimer », a dit Olivier Sama, qui déplore l’implication des partis politiques dans le financement des OSC, toute chose qui pourrait nuire au bon déroulement du processus électoral en cours.

Le CPPU s’attaque au principe selon lequel « Je vote et je reste ». Abdallah Ben Bafa Azise Ouattara le remet en cause en évoquant le désordre que causera la présence de tous les votants dans les centres de vote au soir des élections.

« A vouloir exciter le peuple à voter et à rester, cela veut dire  que nous ne faisons pas confiance à ces institutions qui sont chargées d’organiser les élections, aux observateurs locaux », déplore le coordonnateur du CPPU.

Abdallah Bafa Ben Azise Ouattara assure qu’il n’y a nul besoin d’impliquer encore plus de personnes dans le processus d’observation au-delà de celles déjà affectées pour la tâche. Selon lui, nul n’est mieux placé pour sensibiliser les militants et faire accepter les résultats des urnes que les candidats eux-mêmes. Le coordonnateur met ainsi en garde les partis politiques et OSC concernés.

Abdallah B. A. Ouattara a également déploré ce qui se passe sur les réseaux sociaux. « Les réseaux sociaux ne doivent pas être un cadre de d’injures ou de haine. Ce doit être un cadre de culture, de partage d’idées, d’échanges et de cohésion », a déclaré A.B.B.A. Ouattara, qui rappelle que la politique reste et que les hommes s’en vont.

Oui Koueta

Burkina24

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