Mali-Attentat du Radisson Blu: le point sur l’enquête

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L’enquête progresse au Mali après l’attaque de l’hôtel Radisson Blu de Bamako, le 20 novembre 2015. Des experts français et l’ONU prêtent mains fortes aux autorités maliennes qui ont mené des perquisitions pour débusquer les complices des auteurs de l’attentat qui a fait au moins 22 morts. Le point sur l’enquête.

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Premier ministre burkinabè, Yacouba Isaac Zida était à Bamako, tout comme le chef de l’État sénégalais, Macky Sall, président en exercice de la CEDEAO, le président béninois, Thomas Yayi Boni, qui se sont rendus le lundi 23 novembre dernier à Bamako pour marquer leur soutien et celui de leurs peuples respectifs au Mali.

Parallèlement aux manifestations internationales de solidarité, l’enquête se poursuit, en collaboration avec des éléments de la police française et de la Minusma. Voici ce qu’il faut retenir des investigations à ce stade.

« Vingt personnes ont péri dans cette attaque avec prise d’otages vendredi, outre les deux assaillants », a affirmé lundi 23 novembre au soir le procureur chargé de l’enquête à la télévision publique malienne. Selon lui, « Tous les témoins s’accordent pour dire qu’il y avait deux terroristes, pas plus. Je suis catégorique », a assuré Boubacar Sidiki Samaké, alors que certains clients de l’hôtel et l’un des groupes jihadistes qui a revendiqué l’attentat ont fait état d’un chiffre supérieur de participants. Dans le hall de l’hôtel, les enquêteurs ont mis la main sur une valise contenant des grenades et appartenant aux assaillants, a également indiqué le procureur.

L’ORTM, la télévision publique a diffusé des photos de deux hommes de race noire, apparemment morts, présentés comme les assaillants tués. Des spécialistes français en criminologie sont à Bamako pour aider à l’identification des corps.

Des rescapés de la prise d’otages ont affirmé avoir entendu, sans les voir, les assaillants se parler en anglais, sans pouvoir identifier leur accent.

Des complicités locales

« L’enquête avance », a encore assuré le procureur Samaké. Les assaillants ont bénéficié de complicités » mais aussi « pour commettre le forfait », a assuré le procureur malien.

D’après une source au sein du renseignement malien, les deux assaillants tués n’étaient « pas seuls ». C’était « bien des étrangers » à la peau noire – de nationalité indéterminée – que « trois à quatre complices » locaux auraient aidés avant leur opération. Au moins trois suspects, complices présumés, étaient activement recherchés, selon le procureur. Mais on ne sait pas encore avec certitude si ces derniers ont été vus ou non le jour de l’attentat au Radisson.

Deux revendications

L’attentat a été revendiqué le même jour par le groupe jihadiste de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, Al Mourabitoune « avec la participation » d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Contrairement aux intuitions des enquêteurs, un porte-parole d’Al-Mourabitoune a laissé entendre dimanche 22 novembre que les deux assaillants étaient maliens, en les identifiant par le nom « al-Ansari » qui désigne dans la terminologie jihadiste des combattants autochtones.

Un groupe jihadiste du centre du Mali, le Front de libération du Macina, FLM, a également revendiqué le dimanche 22 novembre dernier ce même attentat. Selon lui, il a été exécuté « avec la collaboration d’Ansar Eddine », groupe jihadiste d’Iyad Ag Ghaly, par un commando de cinq membres dont « trois sont sortis sains et saufs ».

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU/Burkina24

Source: Jeune Afrique

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