Autosuffisance énergétique : « Djanjoba intellectuel » entre le PAREN et l’UNIR/PS au campus

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Le thème choisi par le mouvement « Deux heures pour nous, deux heures pour l’Afrique » pour confronter les programmes des différents candidats à la présidentielle était l’énergie. Des 5 partis politiques invités, ce sont l’Union pour la renaissance/Parti Sankariste (UNIR/PS) et le Parti pour la renaissance (PAREN) qui ont répondu à l’appel pour le « djandjoba intellectuel » comme l’a souligné Serges Bayala, coordonnateur dudit mouvement, ce mercredi 25 novembre 2015 à Ouagadougou.

« Le MPP a fui, l’UPC a fui. Saran Sérémé a eu la décence de nous avertir qu’elle ne pourra pas être là », a fait remarquer Serges Bayala, coordonnateur du mouvement « Deux heures pour nous, deux heure pour l’Afrique ».

C’est au sein de l’Université de Ouagadougou que Tahirou Barry et Alexandre Sankara, directeur national de campagne de l’UNIR/PS représentant Me Bénéwendé Sankara ont « thèsé » sur les solutions de leurs partis pour résorber le problème de l’énergie et accéder à l’autosuffisance énergétique.

Le biogaz et l’énergie solaire. Ce sont les principales solutions que propose l’UNIR/PS pour résorber l’insuffisance en fourniture énergétique. « Il n’est pas normal que nous ayons de l’énergie gratuite, notamment le solaire et le biogaz et qu’on ne puisse pas transformer cela (…). Nous ne voulons plus du carburant », a affirmé Alexandre Sankara.

En ville, l’UNIR/PS dit vouloir privilégier l’usage de l’énergie solaire et le biogaz dans les campagnes. Et pendant son mandat, le parti prévoit construire une centrale solaire de 50 méga watts. Le PAREN quant à lui, veut s’appuyer sur le solaire et l’hydroélectricité.

Tahirou Barry a expliqué que dans son programme, des barrages hydroélectriques seront construits « partout où c’est nécessaire. Et un budget qui est consistant sera affecté en la matière ». Pour les projets d’interconnexion, le président du PAREN a marqué son refus car dit-il,  « si on veut être souverain, il faut arrêter de dormir sur la natte d’autrui ».

Le sort de la SONABEL. Au-delà du thème central qui est la fourniture suffisante en énergie, les étudiants ont abordé également le sort de la nationale d’électricité, la SONABEL. « Sera-t-elle privatisée entièrement ou partiellement ? ».

Alexandre Sankara a répondu tout de go que pour son parti, « les entreprises relevant de la souveraineté nationale ne doivent pas être privatisées partiellement ou entièrement. Nous allons garder nos secteurs de souveraineté ». Et à Tahirou Barry de répliquer que « dans l’esprit du PAREN, les entreprises vitales ne seront ni la propriété de quelques individus ni de l’Etat, mais pour le peuple ».

Yannick SAWADOGO

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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